Les Saoudiens sont prêts à contribuer à son salaire de 15 millions d’euros par an. Pour le Portugais, déjà nerazzurro en 2017-2018, ce serait un retour à San Siro

Pendant les fêtes, Joao Cancelo n’a mangé qu’une demi-part de gâteau. Il a décidé de la moitié de son avenir et, pour cette raison, il ne remettra pas les pieds en Arabie saoudite pendant les six prochains mois. Il lui reste encore la deuxième bouchée, le choix le plus important : le Portugais doit décider dans quel grand club européen il mettra ce talent sauvage et imprévisible, d’ici à la Coupe du monde nord-américaine.

Au début, alors que la blessure causée par la rupture avec Simone Inzaghi était encore vive, Joao ne se voyait qu’à Barcelone, ville connue pour une saison peu exaltante avant de finir dans la prison dorée saoudienne. Puis, cependant, l’Inter est arrivée et une tempête s’est abattue sur le désert : elle s’est glissée de manière inattendue parmi les faiblesses des comptes catalans, non sans avoir vérifié au préalable la disponibilité d’Al-Hilal à donner un coup de main dans cette affaire (dans la mesure du possible). Les Bleus de Riyad sont un club ami qui, il y a seulement six mois, a pu accueillir sans véritable obstacle l’entraîneur alors sous contrat avec les Nerazzurri. Et qui, parallèlement, souhaiterait également offrir des millions à Francesco Acerbi, fidèle d’Inzaghi : le joueur de 37 ans, tout juste revenu de blessure, se verrait toutefois mieux au Moyen-Orient à la fin de la saison plutôt qu’en ce moment.

L’Inter en attente—  En somme, ces dernières heures, Joao a pu constater à quel point la volonté des Nerazzurri de le recruter dans les plus brefs délais est supérieure à celle des Blaugrana, comme toujours prisonniers des contraintes du fair-play financier : la différence de perspective entre les deux clubs pèse lourd dans une partie encore ouverte. Quoi qu’il en soit, retourner à Milan, là où il a vraiment commencé à briller en 2017-2018, est une perspective qui séduit de plus en plus Joao. L’idée mûrit d’heure en heure, d’autant plus que le latéral de 31 ans a lui-même compris que l’obstacle financier que représente son salaire est, pour l’Inter, moins insurmontable qu’il ne semblait l’être au départ. Les Nerazzurri ont en effet constaté une première ouverture décisive de la part des Bleus de Riyad : Al-Hilal, qui détient le contrat de Cancelo jusqu’en 2027 avec un salaire de 15 millions nets plus des primes, pourrait effectivement contribuer au paiement d’une part importante du salaire mirobolant qui reste à verser d’ici juin. Du côté saoudien, la volonté de se débarrasser au plus vite d’un problème qui a explosé dangereusement au sein du vestiaire de Simone est en effet très forte : entre le Portugais et Inzaghi, les tensions sont vives depuis le début et, après une blessure, Cancelo a chuté dans la hiérarchie jusqu’à être exclu de la liste pour cette saison 2026. Le transfert du salaire est stratégique et donne de l’optimisme aux dirigeants de l’Inter : l’Inter pourrait payer au maximum 3 millions nets, mais les 4,5 millions restants resteraient à la charge des Saoudiens. Quoi qu’il en soit, tant que toutes les pièces du puzzle ne se seront pas magiquement assemblées, il est impossible de tenir pour acquis le moindre développement. Du point de vue des Nerazzurri, l’opération est toutefois réalisable, voire « facile » dans sa structure, mais on ne pourra pas aller plus loin tant que le joueur n’aura pas levé ses réserves dans les prochains jours. Dans ce scénario, c’est la variable temps qui est décisive : l’Inter a besoin d’une opération éclair pour empêcher d’autres grands clubs du continent de se jeter sur la proie, sans compter qu’il faut combler le vide laissé à droite par la blessure de Dumfries. Là, Luis Henrique, en dents de scie, ne peut pas tout porter à lui seul pendant encore deux mois.

Cancelo à l'époque de l'Inter. Getty

à toute vitesse—  En coulisses, les Nerazzurri sont donc extrêmement sérieux et agissent même dans la précipitation : ils aimeraient revoir leur ancien joueur à Appiano dès les premiers jours de janvier afin de vérifier sa condition physique, et le 11 janvier, la guerre des mondes contre Naples les attend, et là, il faudrait ajouter autant de flèches que possible à leur arc. Tout en discutant des chiffres avec les Saoudiens, le président Beppe Marotta et le directeur sportif Piero Ausilio sont toutefois en contact très étroit avec Jorge Mendes, le super-agent qui a de bonnes relations à Milan, mais aussi d’excellentes en Catalogne. Il gère la carrière de Cancelo depuis l’époque où le latéral faisait ses débuts avec Benfica et a passé les fêtes au téléphone avec les dirigeants nerazzurri (mais aussi avec la Juve qui a demandé des informations sans toutefois aller plus loin) : les téléphones ont sonné le dernier jour de 2025 et aussi le premier de 2026. Mendes lui-même, tout comme Joao, a vécu comme une grave humiliation son exclusion de la liste saoudienne et exige que le nouveau club croie vraiment au talent portugais. Il faut des preuves concrètes de confiance : elles arrivent en nombre de Milan, mais beaucoup moins de Barcelone.

he Saudis, Nerazzuri,

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