L’entraîneur de la Juventus a un goût amer malgré l’importante victoire contre Pafos : « À certains moments, on a fait le strict minimum : il y a beaucoup de choses à régler »

Le visage plutôt sombre, malgré la victoire et les 3 points cruciaux obtenus contre Pafos, qui relancent les ambitions de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions de sa Juventus. Luciano Spalletti s’exprime ainsi : « Il était fondamental de gagner, car c’est grâce aux victoires que l’on remet beaucoup de choses en ordre. Mais il fallait faire mieux. À certains moments, on s’est contentés du strict minimum, j’ai même vu des situations embarrassantes. Alors qu’en deuxième mi-temps, on s’est débloqués ». Pourquoi n’a-t-il pas changé quelque chose plus tôt ? « Je craignais de semer la confusion en effectuant des changements au cours des 45 premières minutes, mais ensuite, on a été plus organisés et déterminés. Ces matchs sont toujours difficiles, Pafos n’avait encaissé que très peu de buts jusqu’à présent. Quant aux difficultés que nous rencontrons en défense, il faut trouver un défenseur central droit pour que Kalulu puisse jouer pur arrière latéral, tout comme Cambiaso, qui est très offensif mais qui a un peu de mal lorsqu’il doit défendre ». En première mi-temps, cependant, la Juve a failli encaisser au moins à trois ou quatre reprises : « Nous avons trop concédé et trop peu exploité nos qualités, sans être attentifs aux actions de jeu. Pour l’instant, c’est comme ça. Mon opinion sur les joueurs ne change toutefois pas, même si l’on fait peu par rapport à ce que j’attends. Trop peu… ».

peu de temps—  L’entraîneur bianconero poursuit son analyse en s’attardant également sur le fait d’avoir pris la relève en cours de saison : « Nous manquons de temps ; même après Naples, nous avons eu une panne d’avion et sommes rentrés à 5 heures du matin. Les entraînements ont été minimaux et axés sur la tactique ; ce matin, nous avons travaillé quelques coups de pied arrêtés. Je n’arrive pas à retrouver le rythme et l’intensité, je n’ai pas la possibilité de mettre la pression sur les garçons. Yildiz ? Je l’ai épargné pendant les 20 dernières minutes dans l’espoir qu’il récupère mieux pour Bologne, en essayant de lui ôter un peu de stress. Il en va de même pour Miretti et Adzic, qui ont du talent. Il y a des choses à régler. Il faut amener cette équipe à un certain niveau ». Il revient ensuite sur le schéma tactique : « J’espère disposer bientôt d’un défenseur central capable de jouer du pied droit, car ainsi l’équipe se limite trop : les arrières latéraux concèdent parfois des choses en phase défensive, nous y travaillons mais je veux développer le 4-2-3-1 ».

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