Si la sélection de Gattuso passe les demi-finales, pour décrocher son billet, mieux vaut éviter les Britanniques, les Tchèques et les Slovaques
Le but de Zubkov à la 83e minute sur le terrain neutre de Varsovie a bouleversé la situation dans le groupe D : l’Ukraine se qualifie pour les barrages en tant que deuxième, tandis que l’Islande est éliminée. C’est ce qui pourrait également se produire d’ici aujourd’hui à demain dans d’autres groupes arrivés à la dernière journée. Tout n’est donc pas encore joué. Beaucoup de choses sont encore en jeu. En attendant, nous pouvons nous faire une idée générale des chapeaux et des adversaires potentiels de l’Italie lors des barrages de mars. À présent, les adversaires du quatrième chapeau (repêchés en tant que vainqueurs des groupes de la Ligue des Nations 2024-25) sont connus : la Suède, l’Irlande du Nord, la Roumanie et l’un des deux suivants : la Macédoine du Nord ou le Pays de Galles.
L’Italie sera dans le premier chapeau, celui des têtes de série, et nous ne pourrons donc pas affronter la Turquie de Montella, Yildiz et Calhanoglu, l’Ukraine de Dovbyk (absent hier pour cause de blessure) et Malinovskyi, ni la Pologne de Lewandowski, Zielinski et Zalewski. Ce n’est déjà pas mal, pour commencer. Une précision s’impose toutefois : si l’Allemagne venait à s’incliner face à la Slovaquie ce soir, ou le Danemark en Écosse demain, ou encore l’Autriche à domicile contre la Bosnie de Dzeko, toujours demain à Vienne, les Allemands, les Danois ou les Autrichiens (dans cet ordre) se retrouveraient dans le premier chapeau, reléguant ainsi la Pologne, voire l’Ukraine, dans le deuxième. Quoi qu’il en soit, les « grandes perdantes » n’affronteraient jamais l’Italie.
Les futurs adversaires— Pour l’instant, le deuxième chapeau comprend le Pays de Galles, l’Écosse, la Slovaquie et la République tchèque. Ces quatre équipes affronteront en demi-finales des barrages celles du troisième chapeau, c’est-à-dire, à ce jour : l’Irlande, qui a dépassé l’Albanie au classement, les Albanais eux-mêmes, la Bosnie de Dzeko et Kolasinac, et le Kosovo de Rrahmani et Zhegrova. Le classement ne ment pas : l’Écosse, la Slovaquie et la République tchèque sont les équipes nationales les plus dangereuses en vue d’une (éventuelle et espérée) finale des barrages pour l’Italie. L’Écosse de Steve Clarke peut encore se qualifier directement demain à Hampden Park, à Glasgow, si elle parvient à battre le Danemark. Si elle n’y parvenait pas, elle resterait la menace numéro 1 avec Che Adams (Atletico Madrid), Ferguson (Bologne) et les Napolitains McTominay et Gilmour au milieu de terrain. Samedi, les Britanniques ont créé la surprise en s’inclinant lors de leur premier match de qualification en Grèce (3-2), après n’avoir encaissé que deux buts lors de leurs quatre premières rencontres. Il faut également citer le capitaine Robertson, de Liverpool, le milieu McGinn, d’Aston Villa, ainsi que les ailiers de Bournemouth Christie et Doak, tous deux buteurs face à la Grèce.
Autres— La Slovaquie nous connaît bien puisqu’elle est entraînée par l’ancien joueur de Naples Ciccio Calzona, recommandé par Hamsik. Sur le terrain, on retrouve Skriniar et Lobotka, tandis que l’attaquant vedette est Strelec, de Middlesbrough. Les Tchèques, sous la houlette du sélectionneur par intérim Jaroslav Köstl, comptent sur le Bolognese Vitik, le capitaine Soucek de West Ham et l’ancien joueur de la Roma Schick en attaque. Mais depuis hier, il faut également garder un œil sur l’Irlande de Troy Parrott, auteur d’un triplé contre la Hongrie de Rossi, après son doublé face au Portugal de Ronaldo. Pour ce joueur de 23 ans originaire de Dublin et évoluant à l’AZ, le bilan de cette fin de saison est de 18 buts en 18 matchs. Pas mal, n’est-ce pas ?