Si les Azzurri devaient atteindre la dernière étape des qualifications pour la Coupe du monde, ils affronteraient à l’extérieur le vainqueur du match opposant la sélection de Craig Bellamy à celle dirigée par Sergej Barbarez
Les bêtes noires que sont la Suède et la Macédoine du Nord ont été évitées, mais l’Irlande du Nord n’évoque pas de souvenirs positifs pour l’Italie. En janvier 1958, les Azzurri s’étaient inclinés de manière retentissante 2-1 à Belfast et avaient été éliminés de la Coupe du monde en Suède. Le 26 mars prochain, cependant, la sélection de Gattuso aura l’occasion de prendre sa revanche lors de la demi-finale (match sec) des barrages pour la Coupe du monde 2026, qui se déroulera entre les États-Unis, le Mexique et le Canada l’été prochain. Un match que l’Italie disputera à domicile (Bergame favorite), puisqu’elle était tête de série. La finale éventuelle du 31 mars, contre le Pays de Galles ou la Bosnie, se déroulera quant à elle à l’extérieur pour les Azzurri. C’est ce qu’a décidé aujourd’hui le tirage au sort de Zurich. Seize équipes nationales européennes participeront aux barrages : les douze qui ont terminé deuxièmes de leurs groupes de qualification respectifs (dont l’Italie) ainsi que les quatre repêchées de la Ligue des Nations 2024-25. Découvrons les atouts, les faiblesses, les stars et les points forts des deux adversaires potentiels des Azzurri en finale.
Le Pays de Galles a tenu tête à la Belgique jusqu’au bout dans le groupe J, terminant deuxième avec 16 points : le bilan est de cinq victoires, un match nul et deux défaites, concédées uniquement lors des deux confrontations directes contre les Diables Rouges. Il convient de souligner le nombre de buts marqués, 21 en huit matchs. Signe d’une équipe vouée à l’attaque.
la star— La perle rare est Brennan Johnson, attaquant de Tottenham. C’est lui le fer de lance de l’attaque galloise : il est rapide, technique et habitué à attaquer toujours en profondeur. Les défenseurs italiens, s’ils devaient l’affronter, sont prévenus. Lors des qualifications, il a marqué deux buts et délivré une passe décisive : ce n’est pas un buteur prolifique, mais il est toujours présent tout au long des quatre-vingt-dix minutes. En 2023, les Spurs ont investi 55 millions d’euros pour le recruter auprès de Nottingham Forest.
Son style de jeu— Le Pays de Galles a joué de nombreuses façons différentes lors des qualifications. Le schéma de référence est le 4-2-3-1, même si deux attaquants ont été utilisés à plusieurs reprises. Les ailes constituent l’un des points forts de la sélection britannique, en particulier celle de droite où évolue Daniel James, ancien joueur de Manchester United. Le capitaine Harry Wilson, milieu de terrain, a parfois été aligné en tant qu’unique attaquant afin de ne pas donner de repères. Le Pays de Galles n’est pas une équipe très physique, mais elle court beaucoup et se surpasse à domicile. Pour l’Italie, ce ne sera sans doute pas un obstacle facile à franchir. Composition type (4-2-3-1). Darlow ; Williams, Lawlor, Rodon, Dasilva ; Wilson, Sheehan, Wilson ; James, Cullen, Brooks ; Johnson.
Le sélectionneur — Craig Bellamy est le sélectionneur du Pays de Galles depuis 2024. En tant que joueur, c’était un attaquant prolifique qui a notamment évolué à Manchester City et à Liverpool. À 46 ans, il est à l’apogée de sa carrière d’entraîneur, qui a débuté il y a dix ans dans les équipes de jeunes de Cardiff avant de se poursuivre à Anderlecht et à Burnley. En dehors du terrain, il a connu plus d’un déboire : en 2002, il a été impliqué dans une bagarre avec un étudiant ; en 2006, il a été acquitté d’une accusation de violence portée par deux femmes ; lors d’un derby de Manchester en 2009, il a donné un coup de poing à un supporter de Manchester United qui avait envahi le terrain ; et en 2011, il a été arrêté pour bagarre. En somme, un véritable Dr Jekyll et M. Hyde.
La Bosnie est passée à deux doigts de la qualification directe pour la Coupe du monde, terminant deuxième du groupe H avec 17 points, derrière l’Autriche, contre laquelle elle a fait match nul 1-1 lors de la dernière journée. Le bilan affiche cinq victoires, deux nuls et une défaite : un parcours honorable, qui n’a toutefois pas suffi.
La star— Il a beau avoir 39 ans, Edin Dzeko reste la star de sa sélection nationale. Lors des qualifications, il a inscrit 5 buts, ce qui n’a pas suffi pour décrocher la qualification directe. Malgré une saison compliquée avec la Fiorentina, l’ancien joueur de l’Inter reste le recordman des sélections (146) et des buts (72) avec la Bosnie. Face au Pays de Galles en demi-finale, Dzeko espère y arriver dans les meilleures conditions possibles. Il faut également citer Muharemovic, défenseur de Sassuolo, et Kolasinac, de l’Atalanta : un mélange de jeunes et d’expérimentés.
Son style de jeu— Lors des derniers matchs de qualification, la Bosnie a aligné un 4-3-3, passant au 4-2-3-1 si nécessaire. Dzeko est l’attaquant de pointe, souvent épaulé par Memic et Alajbegovic sur les ailes. Demirovic, l’attaquant de Stuttgart, est également absent, indisponible depuis un certain temps en raison d’une blessure au pied. Au milieu de terrain, on retrouve l’ancien joueur de la Roma Tahirovic, né en 2003, un milieu de terrain très mobile et dynamique. Dans l’ensemble, l’équipe est solide ; elle n’a pas participé à une Coupe du monde depuis 2014, mais elle possède de l’expérience et des qualités. Dans l’ensemble, c’est une équipe tournée vers l’attaque : 17 buts marqués lors du tour de qualification en huit matches et seulement 7 encaissés. Formation type (4-3-3) : Vasilij ; Malic, Radeljic, Muharemovic, Kolasinac ; Tahirovic, Sunjic, Gigovic ; Demirovic, Dzeko, Dedic.
Le sélectionneur— Le sélectionneur de la Bosnie est Sergej Barbarez, en poste depuis l’année dernière. Il a été joueur en Allemagne, notamment à Hambourg, au Borussia Dortmund, au Bayer Leverkusen, à l’Union Berlin et à Hanovre, et avec 330 apparitions, il est le joueur étranger ayant disputé le plus grand nombre de matches en Bundesliga. Il a disputé 47 matches avec la sélection bosniaque.