C’est l’équipe britannique qui affrontera l’Italie en demi-finale des barrages pour la Coupe du monde, qui se dérouleront en mars. Sans oublier le précédent malheureux de 1958…
L’Irlande du Nord est l’adversaire de l’Italie en demi-finale des barrages pour la Coupe du monde 2026. L’équipe du sélectionneur O’Neill a terminé troisième du groupe A, derrière l’Allemagne et la Slovaquie, mais devant le Luxembourg. La sélection nord-irlandaise a remporté ses deux rencontres face aux hommes de Huet ainsi que le match retour à l’extérieur contre l’équipe de Calzona. Elle a inscrit sept buts et en a encaissé six au cours de ses qualifications. Elle participe aux barrages grâce à son classement obtenu lors de la dernière Ligue des Nations. Le vainqueur de cette confrontation affrontera en finale le vainqueur du match entre le Pays de Galles et la Bosnie.
La composition type— Composition type (3-5-2) : Peacock-Farrell ; McConville, Brown, McNair ; Bradley, Lyons, McDonnell, Galbraith, Lewis ; Donley, Price.
Le talent de Bradley— Presque tous les joueurs à la disposition d’O’Neill évoluent en Angleterre, mais seuls cinq d’entre eux jouent en Premier League. Conor Bradley, de Liverpool, est l’un des profils les plus prometteurs : ailier droit, né en 2003, il a même porté le brassard de capitaine lors des trois derniers matchs. Ce n’est pas un buteur ; jusqu’à présent, en sélection nationale, il totalise 30 sélections et 4 buts. Il est également souvent utilisé au milieu de terrain. L’autre joueur à surveiller est Jamie Donley, milieu offensif né en 2005, propriété de Tottenham. Il est prêté à Stoke City, en deuxième division anglaise, mais il n’a que 20 ans et dispose d’une grande marge de progression. L’Irlande du Nord manque d’un véritable attaquant, Price étant lui-même un milieu offensif reconverti en avant-centre.
le sélectionneur— Michael O’Neill est l’un des principaux artisans des progrès évidents de la sélection nord-irlandaise. Il l’avait déjà dirigée de 2011 à 2020, puis a entraîné Stoke City jusqu’en 2022, avant de revenir sur le banc de la sélection de son pays. En tant que joueur, il a également disputé 31 matches avec l’Irlande du Nord.
Le précédent historique— L’Irlande du Nord n’a plus participé à une Coupe du monde depuis 1986. Il existe toutefois un précédent historique entre les deux équipes nationales. En 1958, les Azzurri de l’entraîneur Alfredo Foni se sont rendus à Belfast pour disputer contre les hôtes la qualification pour la Coupe du monde en Suède. Nous sommes le 15 janvier, l’Italie a besoin de deux résultats sur trois. Le match se déroule dans une ambiance infernale, sur un terrain qui ressemble à un marécage, et alors que l’Irlande du Nord est privée de son gardien titulaire, bloqué à Manchester par le brouillard. Les Azzurri n’en profitent pas, ils encaissent deux buts dans la première demi-heure (McIlroy à la 13e et Cush à la 28e). Ils tentent ensuite de revenir au score à la 56e grâce à Da Costa, mais perdent Ghiggia à 20 minutes de la fin pour une faute de réaction. Le match se termine sur le score de 2-1 et restera dans les mémoires comme « la défaite de Belfast ». Avant les deux échecs consécutifs en barrages lors des deux dernières Coupes du monde, la seule fois au cours du siècle dernier où l’Italie n’a pas réussi à se qualifier pour la compétition remonte précisément à 1958, après la lourde défaite face aux Nord-Irlandais.