Adrien à Milan pour son premier entraînement avec les Rossoneri. Le sélectionneur français dit qu’il va bien et le défend contre les critiques. Max n’a plus qu’à décider quand le faire entrer sur le terrain.

Adrien Rabiot s’apprête à commencer sa cinquième vie de footballeur adulte. PSG : sa maison. Toulouse : sa jeunesse. Juve : sa maturité. Marseille : une histoire qui s’est mal terminée. C’est maintenant au tour du Milan. Il atterrira à Milan à 10 heures. Il fera son premier entraînement avec les Rossoneri et retrouvera Allegri, qui a été un agent supplémentaire dans cette histoire… et non un agent secret : tout le monde sait que c’est Allegri qui a voulu Adrien au Milan. Mais comment va Rabiot ? Est-il prêt à jouer immédiatement en championnat ?

Répondons en regardant sa pause pour les équipes nationales. Pour Didier Deschamps, Rabiot « va bien ». Le feuilleton du mercato avec Marseille, qui l’a écarté de l’équipe depuis la mi-août, n’a pas affecté la forme physique du milieu de terrain, qui s’est d’abord entraîné à part, puis normalement, une fois arrivé au stage de la France. Vendredi, Rabiot est entré en jeu en Pologne, contre l’Ukraine, pendant une vingtaine de minutes (victoire de la France, 0-2). Et à nouveau mardi, une bonne demi-heure contre l’Islande, pour renforcer le milieu de terrain après l’expulsion de Tchouameni. Et le Rossonero s’est immédiatement mis au travail, attaquant chaque ballon, se sacrifiant dans un travail de couverture constant, se proposant même dans les rares manœuvres offensives. Tout cela en ignorant les sifflets du Parc des Princes à chaque touche de balle.

Les sifflets et les applaudissements —  Une contestation due à son passage à Marseille, vécu comme une trahison par les supporters du club de la capitale, où il a été formé. Une contestation « inacceptable » pour Deschamps, qui a rappelé que Rabiot est avant tout un joueur de l’équipe nationale. Même s’il doit actuellement faire face à la concurrence du jeune Manu Koné, milieu de terrain de la Roma. Le joueur giallorosso s’impose en effet comme un pilier aux côtés de Tchouameni dans le 4-2-3-1 très offensif mis en place par DD, qui a toutefois souligné que Rabiot avait moins joué en raison de sa séparation avec Marseille. Où, d’ailleurs, De Zerbi l’utilisait comme milieu offensif. Un rôle qui ne convainc pas Deschamps, qui attend plutôt de voir comment il sera utilisé par Allegri. Quoi qu’il en soit, contre l’Islande, Rabiot a une fois de plus fait preuve de beaucoup de personnalité, finissant même par arracher quelques applaudissements à ses anciens supporters, grâce à ses interventions défensives efficaces au service de l’équipe.

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