Le club rossoblù a rejeté la demande d’abonnement annuel de l’ancien président (et de son fils), qui sont des personnes indésirables. La raison ? La proximité du professeur avec l’ancienne direction
« Je viens aussi. Non, toi non. Pourquoi ? Parce que non. » C’est ainsi qu’Enzo Jannacci aurait chanté l’histoire paradoxale qui s’est déroulée jeudi matin à Gênes et qui promet de nouveaux rebondissements dans les prochains jours.
Récapitulons : l’ancien président du Genoa Alberto Zangrillo, médecin-chef à l’hôpital San Raffaele de Milan et ancien médecin personnel de Silvio Berlusconi, se rend à la billetterie du club pour souscrire un abonnement annuel aux matchs à domicile du Grifone au stade Ferraris. Même demande pour son fils. Toutes deux rejetées, refusées : « Personnes indésirables ». La réaction de Zangrillo ? Une visite au parquet pour déposer une plainte… « Je me suis senti humilié, j’ai eu honte pour mon pauvre Genoa », a déclaré Zangrillo au Corriere della Sera. « M. Marco Trucco m’a invité à le suivre dans un local situé en face de l’entrée du magasin et, une fois seuls, il m’a dit : « Le club m’a informé que vous n’étiez pas la bienvenue ». J’ai dit aux journalistes qui m’ont appelé : « Mais qui vous a dit cela ? ». La réponse a été surprenante. « Le chef du service de presse du Genoa ». Difficile d’en dire plus, je décide de porter plainte. Pourquoi ne suis-je pas le bienvenu ? Il faut le demander au propriétaire du Genoa, Dan Suku. Je suis évidemment contraint de renoncer à mon abonnement. Qui sait, peut-être qu’un jour j’achèterai le Genoa… ».
Les raisons du désaccord— D’autre part, certains sites locaux justifient la décision du club par le fait qu’il est possible de refuser la carte à ceux qui ont « nui » au Grifone. En effet, selon l’actuel propriétaire, avec le Roumain Dan Sucu président et actionnaire majoritaire – comme le rapporte l’Ansa – Zangrillo agirait en tant que témoin pour la société américaine A-Cap, créancière des anciens propriétaires, les 777 Partners, qui a contesté ces derniers mois, par le biais de plusieurs recours, tous rejetés, l’augmentation de capital souscrite en décembre dernier par l’entrepreneur Dan Sucu, devenu ainsi le nouvel actionnaire majoritaire.