Troisième de la descente olympique, cinquième après la manche de vitesse du combiné et en attendant le super-G, Dominik Paris dresse le bilan de sa carrière : « Cet été, je vais profiter de mes enfants et de ma famille, et je jouerai avec mon groupe ; nous avons déjà trois concerts de prévus »
Médaille de bronze en descente olympique à Milan-Cortina derrière Von Allmen et Franzoni, cinquième après la manche de vitesse du combiné par équipe (il attend désormais le slalom de son coéquipier Tommy Sala). C’est un Dominik Paris souriant et détendu qui se présente dans la zone mixte au bas de la piste Stelvio à Bormio. Blagues, pensées, réflexions : dix minutes pour dresser le bilan de sa carrière. « Parce que maintenant, je suis vraiment en paix avec moi-même ».
Comment t’es-tu senti le lendemain de cette médaille de bronze, Dominik ?
« Ah, j’ai enfin très bien dormi ! C’était ma première, et peut-être aussi ma dernière, médaille olympique. J’ai tout digéré, les tensions, les pressions ».
Mais il reste encore le combiné… .
« Ah oui, oui, mais je crois en cette médaille. Tommy Sala est un slalomeur solide et nous sommes bien placés, à 6 dixièmes de Franzoni-Vinatzer ».
Comment avez-vous choisi les duos ?
« Giovanni avait fait mieux en descente, donc c’est lui qui a choisi en premier, puis moi, et ainsi de suite. J’ai déjà fait la course avec Vinatzer plein de fois, donc ça ne me dérange pas de changer, hé hé hé ».
Après cette médaille de bronze, avez-vous eu des nouvelles de votre famille ? Qu’est-ce que vos enfants vous ont dit ?
« Ah oui, oui, je les entends tous les jours et on se voit en visioconférence. Ils m’ont dit : “Papa, tu l’as enfin…”. Ils me demandent toujours de rentrer à la maison avec quelque chose, cette fois-ci je rentre ».
Et que leur apporte-t-il ? Qu’est-ce qu’il leur a acheté ?
« Acheté ? Non, non, ils parlaient de rentrer à la maison avec la médaille, hé hé hé. Je suis en paix avec moi-même maintenant. C’est juste un peu amer quand je repense au passé… ».
Pourquoi ?
« La Coupe de descente que je n’ai jamais remportée. Et c’est en grande partie de ma faute. Je fonçais toujours à fond, en ne pensant qu’à gagner les courses. Alors qu’en y repensant, j’aurais parfois dû me contenter de mon classement. Beat Feuz m’a joué un tour comme ça : certaines saisons, je remportais la moitié des courses, mais il était toujours dans mon sillage. D’autres fois, je prenais trop de risques et lui, il se classait bien. Bon, tant pis, c’est comme ça. Je repousse toujours mes limites, c’est dans ma nature ».
Prochains horizons ?
« Eh bien, j’y pense pas. Quand j’étais petit, je rêvais de devenir le plus grand skieur de descente italien de tous les temps, mais je ne me serais jamais attendu à y arriver. Et pourtant, je l’ai fait. En plus, les gens m’aiment bien, ça me récompense même de ne pas avoir remporté la Coupe du monde de descente et ça me procure une certaine sérénité ».
Allez-vous écrire une chanson après les Jeux olympiques ? Pour fêter ça ?
« Ah non, non, pour l’instant, c’est le repos. Mais avec le groupe, on a déjà trois concerts prévus pour l’été : deux en Suisse et un dans ma région. On reçoit aussi d’autres demandes, je ne sais pas, on verra bien. »