Raspadori part à l’Atlético, la ville rêve de l’ailier anglais qui n’a pas sa place chez Guardiola
Tout se passe très vite, sans même se dire au revoir. Sans une accolade que Giacomo Raspadori aurait peut-être méritée plus que quiconque : trois saisons, beaucoup de temps passé sur le banc, mais deux titres de champion et des buts qui ont marqué l’histoire. Jack s’en va, sans claquer la porte, bien sûr. Mais son absence sur scène le jour de la présentation a tout de même fait du bruit : une heure auparavant, il était encore sur le terrain à s’entraîner, à travailler dur sous les ordres de Conte, à recevoir les applaudissements de son ancien public. Puis, à la fin de la séance de l’après-midi, Jack a été rejoint sur le terrain par le directeur sportif Giovanni Manna, qui lui a annoncé son transfert à l’Atlético. Un coup de tonnerre pour de nombreux supporters, une occasion manquée pour tout le monde, peut-être : pour Raspadori qui quitte le club en tant que protagoniste du parcours tricolore, après une première partie de saison avec peu de minutes dans les jambes. Il part parce que son hybride et son joker offensif ne correspondent manifestement pas aux besoins du nouveau Napoli. À tel point que Jack, pendant ce mois de stage, jouait au milieu de terrain, ce qui n’est pas vraiment le poste où il aimerait revenir.
Les négociations ont été très rapides : l’Atlético et Naples se sont mis d’accord sur un montant de 22 millions plus des bonus, pour un montant total d’environ 26 millions d’euros. L’échange des documents a eu lieu hier soir, Jack partira aujourd’hui. Le temps dira si c’était un choix judicieux pour Naples, mais il est certain qu’il est maintenant temps de se remettre sérieusement au travail pour achever cette révolution azzurra riche en rebondissements, mais aussi en véritables coups de maître sur le marché. Le jeu est simple : Jack s’en va, un as arrive ? Disons que le scénario initial devait et devrait être celui-ci, et Naples est en train de faire les évaluations nécessaires. Il est certain que le véritable successeur de Kvara n’est jamais arrivé et qu’un coup de maître sur les ailes offensives s’impose : Grealish, de City, reste le candidat qui ferait le plus rêver les supporters. Il n’est pas dans les plans de Guardiola, mais il gagne environ 15 millions : trop pour Naples, mais pas seulement. En arrière-plan, il faut toujours garder un œil sur Chiesa, qui quitte Liverpool, Kevin du Shakhtar et Nusa de Leipzig : les deux derniers coûtent cher, mais il ne faut jamais dire jamais.
Vive l’Espagne— Le Napoli a en effet déjà conclu son septième transfert, qui ne sera officialisé que dans les prochains jours. Tout est réglé pour Miguel Gutierrez : Girona recevra 18 millions plus deux millions de bonus. Aujourd’hui, en marge du match amical, les deux clubs signeront les contrats et le joueur pourra arriver en Italie au début de la semaine prochaine pour passer la visite médicale. Et qui sait s’il ne pourra pas le faire avec un autre Espagnol, ce Juanlu Sanchez de Séville qui attend Naples depuis des mois. L’accord avec le joueur est conclu, mais le club andalou veut 20 millions plus un pourcentage sur la revente, tandis que Naples reste sur 17. Les négociations se poursuivent, mais la volonté de Juanlu pourrait aider.
ora musah— Entre-temps, Naples semble avoir changé de stratégie au milieu de terrain : depuis quelques jours, les contacts avec la Juve pour Miretti sont interrompus, après la dernière offre de 14 millions plus des bonus, jugée insuffisante par les bianconeri. Ainsi, jeudi soir, Naples a présenté une nouvelle proposition au Milan pour Musah, à 22 millions plus trois de bonus. Un retour surprenant, une demande de Conte qui recherche de la polyvalence, de la puissance et de la vitesse pour concurrencer Anguissa. Yunus semblait proche de Nottingham Forrest, mais il souhaite désormais attendre l’évolution de la situation. Musah préférerait Naples, contrairement à ce qui s’est passé avec Ndoye. Et pour De Lautentiis et Manna, ce serait également une douce revanche sur les Anglais.