Un but par mi-temps pour les Nerazzurri, qui s’imposent face au Milan et ne prennent pratiquement aucun risque en défense
À Milan, on retrouve également une équipe du Milan un peu plus jeune qui n’a plus gagné depuis plus d’un mois, occupe la treizième place du classement et vient de perdre un derby. L’Inter Primavera s’impose 2-0 grâce aux buts d’Iddrissou et de Mancuso, deux joueurs nés en 2007 qui se souviendront longtemps de cet après-midi passé au Konami Development Center. Un derby intense, disputé à un bon rythme, qui a vu l’équipe la plus talentueuse s’imposer : dans la circulation du ballon, dans les duels sur les ailes et, surtout, dans la surface adverse. Le mérite revient également à une défense de fer qui n’a concédé que très peu d’occasions. Le Milan, une équipe composée de joueurs plus jeunes, a fait preuve de courage, s’est battu avec fierté jusqu’au bout, s’est créé des occasions potentielles mais ne les a pas concrétisées. Le classique « centime qui manque pour faire l’euro ». Il a manqué des attaquants et, de fait, des points.
Les deux équipes s’alignent en 4-3-3, mais avec une approche du jeu différente. L’Inter cherche à ouvrir le jeu pour faire courir ses ailiers, Mosconi et Pinotti, tandis que le Milan joue de manière plus verticale via Scotti, habile à descendre dans la construction pour ne pas donner de repères à l’avant. Le match s’emballe dès les premières secondes, comme l’exige un derby : le rythme est soutenu et le courage ne manque pas. À la 7e minute, Lontani tente un coup de génie de l’extérieur mais se heurte aux réflexes de Farronato, auteur d’une série d’arrêts décisifs. De l’autre côté, Longoni prouve qu’il a bien surmonté le décalage horaire du Qatar (il revenait tout juste de la Coupe du monde U17) et repousse un tir du droit imparable de Della Mora. Le derby s’ouvre à la 19e minute : un coup franc millimétré de Cerpelletti et un coup de tête victorieux d’Iddrissou, laissé seul dans la surface. Dans l’ensemble, l’Inter mène le jeu, le Milan fait peu de passes mais riposte coup pour coup. Scotti se heurte à Farronato à la 25e minute et, peu après, se libère grâce à un petit pont de haut vol, obtenant ainsi un coup franc. Le capitaine est le seul fer de lance de l’attaque de Renna.
fête de l’Inter— En deuxième mi-temps, l’Inter gâche deux occasions de but colossales en début de période avec Pinotti, dévastateur sur le côté gauche mais trop imprécis dans la finition. Le Milan souffre dans un premier temps, mais reprend ensuite confiance, notamment grâce à l’entrée en jeu de Pandolfi au poste de meneur de jeu. Dans l’ensemble, les Rossoneri manquent de créativité dans les quinze derniers mètres, surtout en contre-attaque. Aucun tir dangereux n’atteint le but de Farronato : de nombreux centres dans la surface et des ballons prometteurs ne sont pas exploités par Scotti et ses coéquipiers. Dans le dernier quart d’heure, le Milan accule l’Inter dans sa moitié de terrain, mais les Nerazzurri tiennent bon, notamment grâce à leurs deux défenseurs centraux, Bovio et Peletti, imparables en marquage. Au moment où les Rossoneri redoublent d’efforts, le coup de grâce tombe : à la 89e, Mancuso, qui vient d’entrer en jeu, devance tout le monde et bat Longoni d’un tir du gauche. Le score final est de 2-0, l’Inter remporte le derby. Cinq victoires sur les six derniers matchs pour les Nerazzurri, qui confirment leur excellente forme et remontent dans le haut du classement. Situation radicalement opposée pour le Milan, actuellement treizième et qui n’a plus gagné depuis le 25 octobre dernier.