Le penalty arrêté face à Dybala a remis le gardien rossonero sous les feux de la rampe. Grâce à ses interventions, il a déjà rapporté plusieurs points à l’équipe cette saison : pour l’instant, le renouveau reste au point mort et son départ (Chelsea en pole position) semble inévitable, mais une dernière tentative sera tentée

Après le match contre la Roma, Massimiliano Allegri s’est désolidarisé : « Comment ai-je convaincu Maignan de rester ? Ce n’est absolument pas moi. Le mérite revient à Claudio Filippi, l’un des meilleurs préparateurs physiques qui soient. Et puis le club, qui tenait absolument à le garder ». Les mensonges innocents, en tant que tels, ne font pas de mal. Mais, d’après ce que l’on avait compris tout au long de l’été, l’avenir à court terme de Mike s’était dessiné de manière assez différente. Le Français était à un moment donné devenu le futur joueur de Chelsea, auquel – il faut le souligner – il avait d’ailleurs dit oui. L’affaire n’avait pas abouti uniquement parce que les deux clubs n’étaient pas parvenus à s’entendre sur le plan financier : à un an de l’expiration de son contrat, le montant demandé par le Diavolo avait été jugé excessif par les Blues. Et donc – il faut également le souligner – si cet accord avait été conclu, Mike serait à l’heure actuelle dans les cages de Stamford Bridge. Une fois l’affaire avec Chelsea tombée à l’eau et au fil des semaines, c’est à ce moment-là que le club rossonero a, à juste titre, jugé prioritaire de s’assurer les services de son gardien. Et Allegri, même s’il fait publiquement profil bas, a bel et bien joué un rôle. Comment lui donner tort, d’ailleurs : dans un Milan qui avait besoin d’être reconstruit de fond en comble, Maignan était l’une des figures clés. Un leader reconnu et reconnaissable sur le terrain, à l’entraînement et dans les vestiaires.

Face à la Roma, après le penalty arrêté face à Dybala, le Meazza a poussé un cri plus puissant encore que celui dédié au but de Pavlovic, et ses coéquipiers ont submergé Mike d’étreintes. Il est toutefois difficile, très difficile, que cette satisfaction se répercute dans les semaines à venir au quatrième étage de la via Aldo Rossi. Dans cette salle où l’on remet aux joueurs un stylo entre les mains et une feuille à signer sur la table. Rien de nouveau à cet égard et, dans ce cas, « aucune nouvelle, bonne nouvelle » est une expression tout à fait inappropriée. La question refait surface chaque fois que Maignan devient « Magic ». Par exemple comme à Turin face à la Juve (Gatti), à Bergame (Zappacosta) et, justement, face à la Roma. Des arrêts exceptionnels qui rapportent de véritables points au classement, comme s’il s’agissait de buts. Il est donc logique qu’au fil du temps, sa situation contractuelle se détache de plus en plus. Le contrat de Mike arrive à échéance et, d’ici deux mois, il sera libre de s’engager avec un autre club où il s’installera à partir de juillet. Il n’y a pour l’instant aucun signe nouveau, l’impasse persiste et ce qui était autrefois un dialogue est désormais gelé depuis longtemps. Les chemins du joueur et du club mènent inexorablement à la séparation, même si le Milan tentera une dernière fois de renouer le dialogue. Une proposition de prolongation (jusqu’en 2028), avec une augmentation de salaire de 2,8 à 5 millions, avait déjà été mise sur la table il y a un an. Mais c’est ensuite le Milan lui-même qui a ralenti les négociations. Et aujourd’hui, Maignan semblerait plutôt déterminé à renouer avec Chelsea (mais attention également au Bayern et à la Juve). Le Diavolo, bien sûr, regarde autour de lui, et ce n’est pas nouveau. Les premiers noms inscrits dans le carnet de Tare ont été ceux de Noah Atubolu (Fribourg) et de Zion Suzuki (Parme).

Leave a Reply