Jannik domine l’Australien 6-3, 6-2, 6-2 en deux heures de jeu
Le danger australien a été neutralisé sans problème : Jannik Sinner bat Poyprin 6-3, 6-2, 6-2 en deux heures et une minute et se qualifie pour le troisième tour de l’US Open, vengeant ainsi sa défaite à Madrid en 2021 lors du seul précédent match disputé entre les deux joueurs. Le n° 36 mondial (mais n° 19 début août), vainqueur du Masters 1000 du Canada en 2024, ne parvient donc pas à réaliser l’exploit de devenir le premier joueur de l’ère Open à éliminer deux années de suite le champion en titre de New York (en 2024, il avait en effet battu Djokovic au troisième tour). Au prochain tour, Jannik affrontera Denis Shapovalov : le Canadien s’est imposé en quatre sets contre Royer.
D’ailleurs, trouver des contre-mesures à ce Sinner s’est avéré presque impossible dès les premiers points. Comme on pouvait s’y attendre, le match allait être dicté par le service et Popyrin aurait besoin de pourcentages élevés pour empêcher Jannik de prendre immédiatement le contrôle de l’échange. Au lieu de cela, il s’est arrêté à 43 % dans le premier set et même lorsqu’il a dépassé légèrement les 50 %, il a dû composer avec les chiffres exceptionnels du « Renard rouge » en réponse à la deuxième balle. D’ailleurs, à chaque tour, Sinner se montre très dangereux, car il est capable de prendre le temps à son adversaire dès la réponse et peut ainsi marteler sans relâche, en particulier sur le revers de Popyrin, son point faible. Le break qui décide du premier set arrive immédiatement, dans le deuxième jeu, Sinner remportant la balle de break avec une réponse qui oblige immédiatement l’Australien à commettre une erreur. À 30-40, c’est encore Popyrin qui commet une erreur après un échange intense, son revers s’éteignant dans le filet.
Premiers risques — Au début du deuxième set, le scénario reste inchangé : le numéro un augmente l’intensité et prend immédiatement l’avantage dans le troisième jeu, avec le break. Dans les deux premiers points, il déstabilise à nouveau Popyrin sur le côté droit, puis mène 0-40 avec un smash gagnant et termine le jeu en forçant à nouveau son adversaire à une défense impossible sur le revers. Seule note négative, le pourcentage de premières balles de Jannik, qui ne dépasse jamais les 50 % : et s’il est vrai qu’il parvient à compenser par la solidité de sa deuxième balle, des pourcentages aussi faibles peuvent remettre l’Australien dans le jeu en réponse. C’est ce qui se produit dans le sixième jeu, lorsque Popyrin obtient les trois premières balles de break du match, annulées par la Volpe Rossa avec deux coups droits gagnants et un ace sur la deuxième balle. La longue pause que prend le numéro un après un échange prolongé est peut-être le signe d’une condition physique qui n’est pas encore au top après le virus, mais l’inquiétude ne dure qu’un instant : dans le jeu suivant, après avoir échappé au danger, Sinner obtient un autre break et remporte le set malgré un taux de 38 % de premières balles dans le set.
Mission accomplie — Au début du troisième set, Sinner doit encore annuler deux balles de break dans le troisième jeu, annulées grâce à un coup droit gratuit de Popyrin et à une erreur forcée par la poussée de l’Italien. À l’avantage, deux autres erreurs de l’Australien. Une fois encore, le danger écarté, Jannik se déchaîne : dans le quatrième jeu, trois fautes directes de Popyrin mènent le n° 1 à 0-40, où Popyrin est submergé par la réponse et ne parvient pas à se défendre avec son revers, bloqué au filet. Il ne reste plus qu’à descendre, et le break à 5-2 met définitivement fin aux hostilités. Pour Sinner, il s’agit de la 23e victoire consécutive en Grand Chelem sur dur et de la 41e sur les 50 premiers matchs disputés en Grand Chelem sur surface rapide, ce qui le place au septième rang de tous les temps (Connors et McEnroe sont en tête avec 46-4).