« Je suis émotif, j’ai des doutes tous les jours », déclare Jannik dans une vidéo qui retrace ses 12 derniers mois, de sa disqualification à son triomphe à Wimbledon.
Jannik Sinner est ambassadeur Rolex depuis 2020. À l’occasion de l’US Open, le n° 1 mondial a été le protagoniste d’une vidéo sur la chaîne YouTube de Rolex intitulée « Le retour ». Elle fait partie d’une série documentaire mettant en scène divers athlètes représentant la marque.
La vidéo, d’une durée d’un peu plus de 10 minutes, retrace la dernière année de Sinner, depuis l’annonce de son contrôle positif au clostebol jusqu’à sa victoire à Wimbledon. Celle-ci est symboliquement racontée par le simple geste de Sinner levant les bras au ciel après le match point. Le reste de la vidéo montre l’US Open 2024, l’Open d’Australie 2025, quelques aperçus de l’entraînement à Monte-Carlo pendant la suspension. Des éléments qui relient les phrases de Sinner et certaines interventions de ses entraîneurs, Simone Vagnozzi et Darren Cahill. En arrière-plan, on voit Jannik nager : il s’en sort nettement mieux sur le court que dans l’eau.

la forza di sinner— « L’année dernière, j’ai eu beaucoup de mal à rester heureux sur le terrain, à cause de l’affaire de dopage », explique le n° 1 tandis que des images d’entraînement défilent en superposition, « ces derniers temps, j’ai passé du temps avec ma famille et mes amis. Je pense que si vous êtes heureux en dehors du terrain, il est plus facile de jouer. Une nouvelle version de moi-même est en train de revenir ».
un retour de rêve— « La première étape sera simplement de revenir sur le circuit, mais surtout de revenir dans les tournois du Grand Chelem. Je veux me mesurer aux meilleurs joueurs du monde, même si je ne me donne pas beaucoup de chances… mais nous verrons bien. » C’est ainsi que s’ouvre la dernière partie de la vidéo, qui montre les tournois de son retour. La finale du 1000 de Rome, la finale épique de Roland Garros et l’apothéose de Wimbledon.

Émotions et simplicité— La partie cruciale de la vidéo, avec le coucher de soleil sur le golfe de Monte-Carlo, concerne les propos de Sinner sur sa personnalité. « De l’extérieur, je ne semble pas très émotif, dit-il, mais je le suis. Quand je traverse une période difficile, je ne peux pas me retenir, je suis parfois très dur avec moi-même. J’ai des doutes tous les jours. Mais je me souviens de tout le travail que j’ai accompli pour en arriver là, en repensant à mes origines. Nous n’avions pas grand-chose chez moi. » Une fois de plus, le retour là où tout a commencé, dans ses vallées.