Le patineur milanais, médaillé d’argent aux Championnats d’Europe, réalise un exploit en remportant une médaille olympique dès sa première participation aux Jeux. « Toute ma famille est là, mes amis, mes grands-parents. C’est magnifique »
Un podium olympique à 23 ans, à dix minutes de chez lui. C’est Pau Gasol, légende mondiale du basket, qui lui a remis sa médaille. Riccardo Lorello est un jeune homme chanceux et surtout doté d’un talent exceptionnel. Son 5 000 mètres sur la piste de Rho entre dans l’histoire du patinage de vitesse italien, 24 heures après la médaille d’or (tout aussi incroyable) de Francesca Lollobrigida. Bravo à tous les deux, ainsi qu’à l’ensemble du staff technique italien du patinage sur glace. Et dire que les Jeux viennent à peine de commencer. La septième médaille pour l’Italie lors de ces Jeux revient à ce jeune Milanais, qui a fêté ses 23 ans en décembre, troisième à l’issue d’une course exceptionnelle, conclue par le record olympique établi par le Norvégien Eitrem (6’03”95), déjà détenteur du record du monde. Davide Ghiotto termine quatrième, à 5”62 du vainqueur et à 35 centièmes du podium, une déception pour le champion du monde du 10 000 mètres qui aura toutefois l’occasion de se rattraper lors des Jeux olympiques en Italie.
Dans cette course qui a également vu le Tchèque Jilek décrocher la médaille d’argent, tandis que le troisième Italien, Michele Malfatti, terminait à la douzième place, Lorello a franchi une nouvelle étape après sa médaille d’argent aux Championnats d’Europe en janvier en Pologne. « C’était ma première compétition de haut niveau, mais les Jeux olympiques, c’est autre chose », a-t-il déclaré juste après sa course. « Pendant la course, je n’ai pensé à rien ; à vrai dire, je ne me souviens presque de rien, ça s’est passé en un clin d’œil », avoue-t-il en souriant. « Je me souviens seulement d’un tableau de Matteo Anesi et des cris de Maurizio Marchetti », raconte-t-il en évoquant les entraîneurs d’une équipe nationale qui peut réitérer l’extraordinaire performance olympique d’il y a vingt ans à Turin, avec deux médailles d’or et une de bronze sur la longue piste. « Lors des deux derniers tours, j’ai pensé au record olympique, je l’admets, et ça m’a donné des ailes. J’ai compris que j’avais réalisé un excellent temps, mais j’étais également sûr que, sur une glace comme celle-là, le record olympique serait pulvérisé. »

FAMILLE— L’étreinte émouvante avec son père Adriano, qui lui a transmis la passion pour les patins à roulettes avant qu’il ne se consacre aux patins à lames, a été merveilleuse. « Toute ma famille est là, mes amis, mes grands-parents. C’est magnifique. » La course de Rho, à laquelle ont également assisté le vice-président des États-Unis J.D. Vance et la famille royale des Pays-Bas, s’est déroulée à un rythme effréné. La médaille d’or est revenue au Norvégien Sander Eitrem : 6’03”95, un record olympique. À la deuxième place, le Tchèque Jilek, distancé de 2“53. Lorello en est clairement à sa première expérience aux Jeux olympiques après ses premiers Championnats du monde à Hamar, en Norvège, où il avait terminé sixième sur 5 000 mètres. Il est passionné de moto et son idole est Valentino Rossi. Quelqu’un qui, comme lui, aime rouler vite.