Malgré le poids de son avertissement, le sélectionneur l’a annoncé dans le onze de départ contre la Norvège : une occasion de tourner la page sur cette récente période difficile

Titulaire, même s’il est sous le coup d’un avertissement. Parce qu’à San Siro, il est chez lui, malgré les difficultés actuelles qu’il rencontre à l’Inter. Parce qu’au milieu de terrain, il pourra dialoguer avec son coéquipier de tous les entraînements, Barella. Parce qu’« il a des qualités différentes des autres », comme le raconte le sélectionneur Gattuso. Davide Frattesi a compris qu’il est temps de monter en puissance. En attendant le mercato de janvier, une telle occasion ne se représentera pas : jouer un rôle de premier plan au sein de cette équipe d’Italie qui veut gâcher au moins un peu le « Cri de Haaland », le tableau mondial norvégien, est une bonne idée pour aujourd’hui et pour demain.

Il devra faire attention aux cartons jaunes, afin d’être disponible pour la demi-finale des barrages, mais il ne reculera pas pour autant face à l’appel de la patrie qui exige un match de haut niveau : terminer la phase de groupes à égalité de points, en cas de victoire, ne suffira pas pour la qualification directe mais renforcera la confiance en soi. Frattesi a appris à ses dépens à quel point l’aspect mental influe sur les performances : avec Chivu, encore plus qu’avec Inzaghi, il a perdu des places dans la hiérarchie et, par conséquent, de son éclat. Derrière le trio de titulaires, d’accord, il pouvait s’en inquiéter, mais désormais, même Sucic et Zielinski l’ont dépassé. Cependant, cette vitrine milanaise peut l’aider à surmonter cette crise. Au fond, l’équipe nationale a toujours été un remède pour lui : 8 buts en 32 sélections, ce n’est pas négligeable pour un milieu de terrain. Il suffit de penser que Francesco Totti, son modèle lorsqu’il était jeune à la Roma, s’est arrêté à 9 buts en 58 matchs lors de cette nuit inoubliable à Berlin.

occasion—  Contre la Norvège, Frattesi jouera pour la première fois dès le coup d’envoi sous l’ère Gattuso. Son dernier match en tant que titulaire coïncide avec le dernier de Spalletti en tant que sélectionneur, à Reggio Emilia contre la Moldavie, lorsqu’il a écopé du carton jaune qui le fait désormais trembler à l’approche des barrages. Avec Chivu, en revanche, il a échoué dans sa tentative de relance la semaine dernière, en Ligue des champions contre le Kairat. Mais dans une semaine, toujours à San Siro, aura lieu le derby, un mixeur d’ingrédients qui semble avoir été mis en marche exprès pour mélanger les saveurs. Frattesi observe les postes du milieu de terrain, se rend compte que Mkhitaryan est toujours absent, et se met au travail. Une grande soirée avec l’équipe nationale ferait beaucoup de bruit, ce qui pourrait éveiller la curiosité de l’Inter : « Hé, moi aussi, je suis là. »

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