Dans le Sprint, Pecco paie un problème avec ses pneus et est contraint de ralentir, perdant des places jusqu’à la 7e. Dans les stands, l’analyse des données révélera que ce problème n’a jamais existé : il s’agissait d’une indication erronée du tableau de bord

Une fois de plus, le week-end ne se passe pas comme prévu pour Bagnaia : après avoir redressé la barre en décrochant une magnifique pole position à Brno, il est victime d’un problème de pression des pneus lors du Sprint qui l’oblige à ralentir et à perdre trois places à quelques tours de l’arrivée. Son coéquipier Marquez s’est retrouvé dans la même situation, mais alors que l’Espagnol a réussi à reprendre la tête et à remporter la course, Pecco s’incline devant Bezzecchi et Raul Fernandez, terminant à la septième place.

À l’issue de la course, il est visiblement en colère et, de retour dans les stands, il laisse échapper un geste de rage. On ne sait pas à qui il s’adressait, mais interviewé par Sky Sport, il explique que le problème des pneus n’a en réalité jamais existé : « J’étais assez à l’aise, je perdais certes un peu sur Marc, mais j’avais un net avantage sur les pilotes derrière moi. Je pensais gérer assez bien la situation, mais sur la grille de départ, j’ai eu un problème électronique qui m’envoyait des notifications erronées. Ensuite, il m’a signalé une pression incorrecte des pneus et j’ai suivi les indications, perdant ainsi des positions. Je ne comprenais pas pourquoi je n’étais pas sous enquête et nous avons découvert qu’il s’agissait d’une indication erronée du tableau de bord ; nous avons analysé et examiné les données télémétriques et nous avons vu qu’à partir du deuxième tour, tout était déjà en ordre, alors que la moto indiquait autre chose. C’est dommage car nous étions tout de même bien partis. Ce matin, j’avais du mal à trouver le bon rythme, mais cet après-midi, j’ai réussi à être un peu plus incisif, donc c’était la bonne direction et terminer deuxième aujourd’hui aurait été un bon résultat. »

week-end noir pour Bagnaia—  Le retour à Brno après cinq ans d’absence n’est pas des plus heureux pour Bagnaia. La première séance d’essais libres du vendredi commence sur piste mouillée et se poursuit ainsi pendant les préqualifications, mais la piste sèche au fil du temps. C’est là que Ducati commet sa première erreur : alors que tous les pilotes sont en piste pour le time attack, décisif pour entrer dans le top 10 et accéder directement à la Q2, Bagnaia reste dans les stands jusqu’à ce que son équipe le fasse sortir avec des pneus tends. Un choix fatal pour le Turinois, qui avait demandé à sortir avec des pneus moyens, avec lesquels les autres pilotes ont amélioré leurs temps en fin de séance. Il ne parvient pas à se hisser dans le top 10 et est contraint de commencer les qualifications en Q1. Dans les interviews, Pecco est plus en colère que jamais et Tardozzi assume la responsabilité de l’erreur. Le samedi, c’est une toute autre histoire : il trouve immédiatement le meilleur temps et se qualifie pour la Q2, où il réussit dès son premier essai à signer le chrono qui lui vaut sa première pole position de la saison. Dans le Sprint, il prend un bon départ, mais se fait dépasser par Marc Marquez dans les premiers virages. Ce problème de pression des pneus l’oblige toutefois à ralentir pour se mettre dans le sillage de ses adversaires, et c’est là que le désastre survient.

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