L’équipe nationale de Gattuso peut consolider sa deuxième place. La qualification se jouera fin mars, le tirage au sort aura lieu en novembre. De nombreux matchs sont possibles, il faudra également garder un œil sur le classement
Destination barrages. La deuxième étoile à droite de l’Italie, puis tout droit jusqu’à la Coupe du monde, ne pouvait être que les barrages. Une fois de plus, la troisième consécutive. Après le coup dur d’Oslo, la première place était désormais perdue : le mauvais match au mauvais moment, avec un sélectionneur loin de l’équipe, des joueurs en miettes et une Norvège qui, comme on l’a vu contre Israël, est l’une des quatre meilleures équipes nationales d’Europe. Nous l’avons pris de plein fouet et nous sommes désormais outsiders, relégués dans la deuxième division virtuelle. Avec Gattuso, pour reprendre ses propres termes, nous nous sommes bien réveillés, avec trois victoires, treize buts, quelques dérapages en défense, mais l’objectif est à moyen terme. Construire une équipe qui, enfin, passe ces maudits barrages de mars et nous emmène à la Coupe du monde après douze ans. C’est possible. À commencer par Israël.
Demain, à Udine, nous avons la possibilité de transformer les deux matchs de novembre — Moldavie à l’extérieur et Norvège à Milan — en expériences pour l’avenir. Après Haaland, en effet, nous ne jouerons pas pendant quatre mois. Voici les scénarios possibles. 1) Battre Israël, un résultat à notre portée, signifierait la deuxième place mathématique et la fin des calculs qui nous affligent depuis juin. 2) Avec un match nul, la situation ne change pas beaucoup : nous restons favoris, avec trois points d’avance, et un match nul entre la Moldavie et la Norvège suffirait pour atteindre 14 points, ce qu’Israël ne pourrait jamais rattraper. 3) C’est une toute autre histoire en cas de défaite, notamment parce que ce serait un échec difficile à supporter. Dans ce cas, à égalité de points après Udine (12), il faudrait 4 points entre la Moldavie et la Norvège.
Les premières — Le tableau des 12 vainqueurs, directement qualifiés pour la Coupe du monde, se dessine de plus en plus clairement. Neuf groupes sont sur le point d’être officialisés : la Suisse (B), France (D), Espagne (E), Portugal (F), Pays-Bas (G), Autriche (H), Norvège (I), Angleterre (K) et Croatie (L). La situation est plus disputée dans les trois autres groupes. Dans le groupe A, l’Allemagne est favorite, à condition de remporter son match à l’extérieur en Irlande du Nord après-demain. Dans le groupe C, les faveurs vont au Danemark qui, à égalité de points avec l’Écosse, en a trois autres assez sûrs avec la Biélorussie et se rendra à Glasgow avec un avantage au goal-average : il pourrait se permettre de perdre. Enfin, la confusion règne dans le groupe J où, cependant, la Belgique, entre le Kazakhstan et le Liechtenstein, peut se considérer à 17 points : il ne sera pas facile pour la Macédoine du Nord et le Pays de Galles de la dépasser.

Les deuxièmes — La situation est plus complexe pour les deuxièmes. L’Irlande du Nord est revenue dans la course tandis que la Slovaquie a perdu du terrain dans le groupe A. Dans le groupe B, la Suède, selon le calendrier, est favorite face au Kosovo et à la Slovénie, mais… L’Écosse dans le groupe C. L’Ukraine après son succès en Islande, mais il y a le match retour (D). La Turquie a l’avantage sur la Géorgie et un match décisif à Izmit (E). La Hongrie a une longueur d’avance sur l’Arménie (F). Dans le groupe G, la Pologne. La Bosnie est en tête, mais la victoire de la Roumanie sur l’Autriche ravive les espoirs (H). L’Italie dans le groupe I. La Macédoine devant le Pays de Galles (J). L’Albanie à un pas, la Serbie devrait obtenir un résultat à Wembley pour espérer (K). La République tchèque, avec Gibraltar pour assurer ses points (L).
Les barrages — Les 4 dernières places européennes sont attribuées lors des barrages entre les 12 deuxièmes et les 4 meilleures équipes non qualifiées des Nations. Ces 16 équipes seront réparties en 4 groupes lors du tirage au sort du 21 novembre : les trois premières selon le classement FIFA, les dernières selon le classement des Nations. D’après nos prévisions, voici la composition (avec le classement actualisé). Premier groupe : Italie, Turquie, Ukraine, Pologne. Deuxième : Suède, Écosse, Hongrie, République tchèque. Troisième : Slovaquie, Albanie, Macédoine du Nord, Bosnie. Quatrième : Pays de Galles, Roumanie, Irlande du Nord, Moldavie. Il y aura quatre mini-tableaux de 4 équipes. Demi-finales entre la première et la quatrième et entre la deuxième et la troisième (26 mars) chez les meilleures équipes. Finales le 31 mars entre les vainqueurs, dans un lieu à déterminer par tirage au sort.

croisements— Mais l’histoire pourrait changer. Si la Suède, temporairement dépassée par la Pologne au classement, perdait sa deuxième place, elle se retrouverait automatiquement en quatrième position, avec le risque de retrouver les Azzurri comme lors des qualifications pour la Coupe du monde 2018 (l’Italie a été éliminée). Si le Pays de Galles terminait deuxième, il ferait partie des têtes de série. Si l’Ukraine échouait, une équipe serait promue de la deuxième division aux têtes de série… Un jeu hypothétique qu’il vaut mieux ne pas poursuivre, mais qui donne une idée de la complexité globale de la situation. Y compris le fait qu’au tirage au sort de la phase finale, le 5 décembre à Washington, il y aura 42 équipes plus 6 « X » dans la dernière poule : elles indiquent les 2 vainqueurs des barrages mondiaux et les 4 vainqueurs des barrages européens. Nous devons être un X.