Un prix qui ne serait pas décerné à l’athlète de l’année, mais qui serait bien plus que cela…

Les annonces des prix Nobel 2025 se succèdent. Hier, c’était au tour du prix de littérature : le Hongrois László Krasznahorkai. Ils recevront cette prestigieuse récompense à Stockholm, le 10 décembre, date de la mort d’Alfred Nobel, inventeur de la dynamite, qui eut le privilège singulier de lire sa propre nécrologie. À la mort de son frère Ludvig, certains journaux français annoncèrent par erreur le décès d’Alfred qui « avait fait fortune en trouvant le moyen de tuer le plus de personnes possible, en un minimum de temps ». Effrayé à l’idée de passer à la postérité comme un exterminateur, Nobel a lié son nom au prix décerné chaque année à ceux qui ont rendu « les plus grands services à l’humanité » dans les domaines de la chimie, de la physique, de la physiologie ou de la médecine, de la littérature, de l’économie et de la paix.
Serait-il si absurde d’ajouter un prix Nobel pour le sport, qui est une culture, un langage et qui a pris un rôle social de plus en plus important ? Le sport n’est pas le terrain de jeu de la société, il est la société. Ce ne serait pas l’athlète de l’année, bien plus que cela. Un sportif digne du Nobel devrait être un champion qui a également marqué la vie civile : Bartali, Muhammad Ali, les footballeuses iraniennes… Ou bien un sportif devenu une icône de sa discipline (Pelé, Jordan…) ou qui en a changé le cours de l’histoire par ses inventions (Fosbury, Sacchi…) ou ses combats (Bosman). Prix Nobel du sport 2025 ? Un champion de l’inclusion. Personne n’a été aussi emblématique que Pogacar et Duplantis. Pourquoi pas Sinner, longtemps roi du monde, qui a fait entrer le tennis dans l’ère de la dynamite, si chère à Alfred Nobel ?

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