Les juges de chaise ne parviennent pas toujours à saisir le sens d’une phrase dans une langue autre que la leur. Désormais, les joueurs de tennis n’auront plus d’échappatoire. Peut-être…

À Wimbledon, l’élégance n’a jamais été seulement une question de style, mais une véritable philosophie. L’esthétique impeccable des pelouses vertes anglaises, qui a donné au tournoi cette atmosphère royale et intemporelle, se reflète depuis toujours également sur les joueurs. Le blanc rigoureux des tenues, à quelques exceptions près issues de la modernité, reste l’un des symboles les plus reconnaissables du Grand Chelem londonien, ce qui le rend unique aux yeux du monde.

Mais le célèbre « total white » ne sera pas la seule règle à respecter. Car à Wimbledon, aujourd’hui plus que jamais, les mots font eux aussi l’objet d’une surveillance particulière. Selon ce qui a été rapporté sur les réseaux sociaux, les arbitres du tournoi disposeront d’une liste de jurons en plusieurs langues, un outil conçu pour reconnaître avec précision lorsqu’un joueur prononce une « audible obscenity », c’est-à-dire une obscénité audible. En réalité, les jurons et les blasphèmes relèvent déjà depuis longtemps de cette catégorie et sont donc passibles de sanctions selon le règlement. Le problème, cependant, est avant tout d’ordre pratique : les juges de chaise ne parviennent pas toujours à saisir le sens d’un juron lorsqu’il est prononcé dans une langue autre que la leur. C’est là qu’intervient la « nouveauté ». Grâce à ces listes, les arbitres pourront identifier plus facilement les expressions offensantes. Quant aux conséquences, on parle d’une amende salée pour le joueur ou la joueuse.

mise à jour—  En réalité, il s’agit davantage d’une mise à jour que d’une révolution absolue. Comme le racontait déjà en 2014 un juge de chaise au Guardian, à Wimbledon, les arbitres recevaient des listes de termes offensants précisément pour s’y retrouver parmi les différentes langues du circuit. Il est donc probable que, pour cette édition, cette liste soit élargie et mise à jour. La nouvelle a toutefois fait le tour des réseaux sociaux, où, entre ironies et commentaires, le nom de Lorenzo Musetti a également été évoqué. Le Toscan est connu non seulement pour son tennis esthétique, mais aussi pour son usage fréquent de jurons sur le court. À Londres, il ne suffit donc pas de s’habiller en blanc pour être irréprochable : il faut également parler correctement.

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