Le champion belge, compagnon du maillot jaune, se détache de ses compagnons d’échappée et s’impose en solitaire. Journée tranquille pour le leader
Tim Wellens a remporté la 15e étape du 112e Tour de France, longue de 169 kilomètres, avec départ à Muret et arrivée à Carcassonne. Pour le Belge de 34 ans de l’équipe UAE-Xrg, coéquipier de Tadej Pogacar et champion national belge en titre, il s’agit de la 41e victoire de sa carrière : il avait déjà remporté des étapes du Giro d’Italia et de la Vuelta. Au cours d’une journée marquée par des échappées lointaines, comme prévu, Wellens s’est lancé dans la bonne action, puis a progressivement distancé tous ses compagnons d’aventure, s’imposant avec une bonne avance. Il s’agit de la cinquième victoire belge dans cette étape du Tour, la cinquième victoire d’étape pour l’équipe UAE-Xrg. Derrière lui, Victor Campenaerts, autre Belge, cette fois-ci de Visma-Lease a Bike, s’est classé deuxième à 1’29”. Troisième, Julian Alaphilippe (Fra, Tudor), puis Van Aert et Laurance.
Le Slovène peut donc conserver le maillot jaune et n’est plus qu’à six étapes d’un quatrième succès dans la Boucle après ceux de 2020, 2021 et 2024. Le champion du monde de l’UAE-Xrg compte 4’13” d’avance sur Jonas Vingegaard, le Danois de Visma qui est son rival par excellence. La troisième place revient à Florian Lipowitz, Allemand de Red Bull, à 7’53’“. Le Britannique Oscar Onley est quatrième à 9’18”’ et le Français Vauquelin cinquième à 10’21”. À noter que dans la lutte pour le maillot vert (classement par points), Van der Poel a remporté 20 points au sprint intermédiaire et s’est rapproché de Jonathan Milan.

le programme du tour— Lundi, le Tour, qui se termine dimanche 27 juillet à Paris, observe son deuxième et dernier jour de repos. Il reprend mardi avec la seizième étape : 171,5 km de Montpellier au Mont Ventoux, une longue plaine avant d’affronter le Géant de Provence, dont le sommet est dépourvu de végétation en raison des rafales du mistral (notre mistral) qui ont atteint des pointes de 300 km/h. Rien que de le regarder, cela fait peur, et l’histoire du Tour, lorsqu’il est passé par là, a été marquée par des joies et des tragédies. Depuis la première fois, la course contre la montre remportée par Charly Gaul en 1958, jusqu’à la mort de Tommy Simpson en 1965, en passant par Eddy Merckx qui, en 1970, a eu besoin d’oxygène pour se remettre de l’effort, le duel Pantani-Armstrong en 2000 avec la victoire du Pirate, jusqu’à la première fois dévastatrice de Chris Froome en 2013, année de la première de ses quatre victoires. On se souvient également de la course à pied du Britannique en 2016, lorsque la moto de la télévision a percuté son vélo et que Chris a couru, couru dans la montée comme Forrest Gump en attendant son nouveau vélo. Cette fois-ci, la montée commence sur le versant de Bedoin, à Saint-Esteve : 15,7 km à 8,8 % de moyenne. Les tronçons les plus difficiles sont le troisième et le dernier kilomètre, avec des pics à 12 %. À 6 km de l’arrivée, on passe par le Chalet Reynard, à la sortie de la forêt : à partir de ce moment, il n’y a plus que des pierres, la chaleur et une souffrance extrême.