Objectif atteint : les Italiennes font partie des huit meilleures équipes au monde. Elles ont battu le Japon 3-2 grâce à un doublé de la très talentueuse Fantin

Les Italiennes sont incroyables : elles sont en quarts de finale à Milan Cortina 2026, parmi les huit meilleures équipes du monde. À Rho Fiera, devant 3 769 spectateurs, les Italiennes réalisent un nouvel exploit. Elles battent le Japon 3-2 (2-0, 0-1, 1-0), une équipe sur le papier beaucoup plus crédible – sixième à Pékin 2022 et huitième au classement mondial, avec l’équipe nationale d’Eric Bocuhard dix-huitième – et atteignent leur objectif de manière retentissante. Cela équivaut à avoir remporté la médaille d’or olympique. Les trois premières équipes d’un groupe de cinq seront qualifiées. Le classement actuel est le suivant : la Suède avec 9 points (3 matchs joués), l’Italie avec 6 points (idem), l’Allemagne et le Japon avec 3 points (2 et 3 matchs joués) et la France avec 0 point (2 matchs joués). Plus tard dans la journée, l’Allemagne affrontera la France, tandis que demain, la Suède affrontera le Japon, puis (à 16h40, toujours à Rho Fiera) l’Italie affrontera l’Allemagne. Mais ces matchs n’auront pratiquement aucune incidence : les hôtes, les confrontations directes servant de critère de départage en cas d’égalité de points entre deux équipes et de classement séparé pour trois équipes, peuvent déjà faire la fête. Dans le match direct, vendredi ou samedi, il y aura très probablement un défi contre le Canada ou les États-Unis. Mais à partir de là, ce ne sera plus que du spectacle. Et du plaisir.
Nadia Mattevi et ses coéquipières, protagonistes d’une performance riche en émotions, méritent d’être applaudies avec conviction. Avec Gabriella Durante, gardienne titulaire cette fois-ci, Matilde Fantin, attaquante de 19 ans originaire de Côme et jouant à l’université Penn State, mérite une mention particulière. Prédestinée et dotée d’un talent exceptionnel, elle a marqué trois buts en trois matchs. Son doublé en première période (à 12’34’“ et 18’51”’) a ouvert la voie à la victoire. Après celui contre la France, ses buts sont presque identiques, avec des tirs puissants tirés de gauche à droite dans le coin de la cage japonaise. Le deuxième but arrive après 17 secondes de supériorité numérique. La période centrale est difficile ; le Japon (15 tirs contre 4) prend clairement le dessus et réduit l’écart dès la 2e minute 48 secondes grâce à Rui Ukita. Il y a des changements dans les lignes, mais les visiteuses ne capitalisent pas sur leur plus grande vitesse d’action. On arrive à la deuxième pause sur le score de 2-1.

Quelle finale ! Et le tournant se produit après seulement 37 secondes de la dernière période. Kristin Della Rovere lance un palet insidieux : tir-rebond-tir et but du 3-1. Incroyable. Le jeu se déroule désormais presque exclusivement dans la zone bleue. La pression japonaise est étouffante. Il y a un power play inexploité de chaque côté. Mais le 3-2 est presque inévitable. Il est signé Akane Shiga : plusieurs rediffusions sont nécessaires pour vérifier que le palet a bien franchi la ligne de but. C’est le cas. À 17’38« , à 2’42 » de la fin, les Japonaises retirent leur gardienne pour avoir une joueuse de plus sur la glace. On passe à 6 contre 5. La forteresse bleue résiste, bec et ongles. Et la sirène scelle un résultat sur lequel très peu auraient parié. Il convient de rappeler que l’équipe nationale en est à sa deuxième expérience olympique de l’histoire et que lors de la première, à Turin en 2006, sans rien enlever à l’engagement des athlètes de l’époque, elle a marqué un but et en a encaissé 32. Le projet Italdonne, lancé il y a longtemps, est arrivé à son terme.

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