Le match se termine sur le score de 18-15 à l’Olimpico. Italrugby mène grâce aux essais de Lynagh et Menoncello, puis les Écossais remontent au score avec Dempsey et Horne, mais dans les dernières minutes, la défense italienne parvient à sauver la victoire
Le Tournoi des Six Nations commence en fanfare pour l’Italie. Les Azzurri ont battu l’Écosse 18-15 sous une pluie battante à l’Olimpico lors de la première journée. Une victoire méritée et obtenue dans un match mené dès le début, même si un excès de confiance a fait courir un risque inutile en fin de match. Samedi prochain, l’Italie sera à Dublin pour affronter l’Irlande dans le match qui ouvrira la deuxième journée, tandis que l’Écosse accueillera l’Angleterre à Murrayfield.
Après un début de match discret de la part des Écossais, l’Italie a ouvert le score à la 8e minute lors de sa première offensive : belle possession au-delà des 10 mètres, Alessandro Fusco sort le ballon du ruck et le passe à sa droite à Nacho Brex qui, d’un magnifique grubber, envoie le ballon derrière la ligne écossaise vers le drapeau, où Louis Lynagh le récupère en premier et le plaque en plongeant. Paolo Garbisi réussit la difficile transformation sur le poteau. Il est intéressant de noter que les Azzurri défendent très bien, neutralisant les attaques adverses, qui pénètrent à deux reprises dans les 22 mètres mais en ressortent bredouilles. Et lors de la deuxième attaque italienne, sur un coup de pied haut de Fusco, c’est Lynagh qui remporte la bataille aérienne, le ballon est défendu au sol et renvoyé au demi de mêlée, puis à Michele Lamaro qui, d’une magnifique et courageuse passe, déclenche la course sur l’aile gauche de Tommaso Menoncello, qui vole vers le drapeau. Et Garbisi transforme pour porter le score à 12-0 à la 15e minute. À la 24e minute, après de très longues phases dans les 5 mètres azzurri, les Écossais finissent par trouver la faille devant les poteaux avec Rory Darge, Giacomo Nicotera manquant le plaquage et ouvrant la voie au numéro 8. Finn Russell transforme bien sûr. Quelques doutes subsistent sur la pénalité qui a donné lieu à l’attaque décisive, Manuel Zuliani ayant clairement mis les mains sur le ballon, forçant un plaquage, mais l’arbitre néo-zélandais Ben O’Keeffee siffle en faveur de l’Écosse. Entre-temps, la pluie s’est transformée en déluge. Les Azzurri réagissent bien, reviennent à l’attaque et, à la 35e minute, le tir de Garbisi porte le score à 15-7, score à la mi-temps.
souffrance— Les premiers points de la seconde mi-temps sont pour l’Écosse, avec le tir de Russell à la 47e minute, mais Garbisi répond deux minutes plus tard. À la 55e minute, le talonneur George Turner, qui vient de remplacer Ewan Ashman, entre avec son épaule dans la tête de Zuliani pour dégager le ruck et écope d’un carton jaune inévitable. Avec un terrain réduit à un bourbier et un ballon de plus en plus difficile à contrôler, le jeu est évidemment très limité : une bonne chose pour les Azzurri qui peuvent gérer leur avantage et leur supériorité numérique. Mais l’Écosse revient dans le match à la 67e minute : Russell choisit de jouer en touche sur une pénalité plaçable, la possession est assurée par le maul, auquel se joignent également les trois-quarts, puis c’est le demi de mêlée George Horne (qui a remplacé Ben Withe) qui se détache du drive et parvient à sprinter jusqu’au poteau. Russell rate cependant la transformation difficile et l’Écosse reste à -3. La fin du match est palpitante, il est très difficile pour les Écossais de remonter le terrain dans ces conditions. Au contraire, à la 77e minute, la mêlée italienne obtient un coup franc juste à l’extérieur des 22 mètres : Garbisi choisit la touche, mais le ballon est perdu en avant. Une décision inopportune, car la mêlée écossaise obtient alors une pénalité et remonte. Le temps expire sur une pénalité pour l’Écosse, qui parvient à revenir dans la moitié de terrain italienne, puis dans les 22 mètres, jusqu’au turnover décisif obtenu par la défense italienne 4 minutes et 40 secondes après la fin du temps réglementaire, qui assure la victoire.