Mme Véronique : « À Marseille, ce sont des menteurs et des traîtres, pire que le PSG. La bagarre n’est qu’un prétexte, c’est une question d’argent. C’est De Zerbi qui crie et aboie. »

Menteurs et traîtres. Pire que le PSG, il y a Marseille. Véronique Rabiot n’a de mots que pour les uns et les autres après que Marseille a suspendu et mis en vente son fils Adrien à la suite d’une dispute dans les vestiaires avec son coéquipier Rowe. Les faits se sont déroulés vendredi dernier, après la défaite contre Rennes. La mère du milieu de terrain, qui s’occupe également de ses intérêts, a attaqué le président Longoria « qui se comporte comme un agent » et le directeur sportif Benatia « qui n’est pas à la hauteur » dans deux interviews accordées à RTL et au quotidien La Provence. Sans oublier l’entraîneur De Zerbi, « celui qui crie et aboie toujours dans les vestiaires ».

Mais avant tout, Véronique Rabiot s’en prend aux dirigeants, qui sont descendus sur le terrain pour justifier leur décision : « Le président et le directeur sportif ne sont pas à la hauteur de leur fonction. Ils se laissent emporter par leurs émotions, ils sont rongés par leur ego. Et Longoria se comporte comme un agent et non comme un président ». Au centre de tout cela, il y a la désormais célèbre bagarre d’il y a une semaine. Véronique précise : « Je n’étais pas dans les vestiaires, pas plus que Longoria. Adrien racontera sa version, mais il est clair qu’avec chaque jour qui passe, comme cela peut arriver dans le football, la dispute devient de plus en plus violente. Les dirigeants parlent de violence inouïe, mais il n’y a pas eu de nez cassés ni de lèvres fendues, ni de points de suture, et personne n’a fini à l’hôpital. Ni l’entraîneur ni le directeur sportif ne sont intervenus. Il n’y a pas eu de violence inouïe, ni de blessés ».

trahison—  Le président Longoria et le directeur sportif Benatia ont justifié la décision d’exclure Rabiot en invoquant la nécessité de respecter le club. Là encore, Véronique réplique : « De quel respect parle un président qui criait « corruption, corruption » pour critiquer les arbitres ? Ou un directeur sportif qui a été suspendu pendant des mois pour avoir critiqué les décisions des arbitres ? Ce n’est certainement pas eux qui peuvent donner l’exemple ». Puis la mère (et agent) du milieu de terrain s’en prend à De Zerbi : « Il dit qu’il n’a jamais vu une chose pareille, qu’il était choqué, alors que c’est toujours lui qui crie et aboie dans les vestiaires. Il a donné une seconde chance à Greenwood qui a battu sa femme, il aurait pu en donner une aussi à Adrien ». Et ce n’est pas tout : « De Zerbi se dit trahi par le manque d’engagement depuis le stage aux Pays-Bas. Mais c’est Adrien qui a été trahi. Dans cette situation, Adrien ressent de l’ingratitude, de la trahison et un manque de respect ».

argent—  Véronique Rabiot fait même un mea culpa inattendu en rappelant la dernière saison parisienne, lorsque son fils a été exclu pendant une grande partie de l’année parce qu’il ne voulait pas renouveler son contrat, au point d’avoir ensuite poursuivi le club de l’émir en justice et obtenu gain de cause pour harcèlement moral : « Nous pensions avoir vécu le pire avec le PSG, mais je me suis trompée. À Marseille, c’est encore pire ». Un parallèle qui n’est pas sans fondement : « Tout ce qui s’est passé est un coup monté, la vérité est ailleurs. Si l’incident avait été si grave, Adrien aurait dû être licencié. C’est un prétexte pour le mettre sur le marché un an avant la fin de son contrat et en tirer de l’argent. Dans le football, tout le monde ment et tout le monde sait que tout le monde ment. Quand on ne comprend pas ce qui se passe, c’est qu’il y a de l’argent en jeu ».

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