Le Bolognese sera l’ailier-milieu offensif qui permettra de passer en cours de match d’un 3-5-2 à un 3-4-2-1 ou un 4-2-4. Fede se positionne pour une éventuelle Coupe du monde, tandis que Bernardeschi et Zaniolo…
En attendant des nouvelles concernant Bastoni, Mancini et Scamacca, une autre pièce du puzzle italien pour la Coupe du monde vient de tomber. Chiesa retourne en Angleterre, son état de santé l’empêchant de poursuivre le stage de préparation avec les Azzurri : Cambiaghi a été convoqué à sa place. C’est dommage, car ce retour aurait été très attendu après près de deux ans, et le sélectionneur était impatient de revoir l’ancien joueur de la Juventus, aujourd’hui à Liverpool. Le Bolognese, qui devait arriver à Coverciano, était l’un des six candidats au poste d’ailier-milieu offensif que Gattuso envisage pour modifier son système tactique en cours de match, en cas de besoin, en passant du 3-5-2 au 3-4-2-1 (avec un milieu offensif) ou au 4-2-4 (avec un ailier offensif).
Les noms en lice étaient Vergara, Chiesa, Zaccagni, Cambiaghi, Maldini et Orsolini. Les trois premiers ont progressivement été écartés au cours du dernier mois : Vergara tout de suite, puis Zaccagni, et maintenant Chiesa. Le sélectionneur a choisi Cambiaghi simplement parce qu’Orsolini offre actuellement moins de garanties techniques – en bref, il n’est pas en grande forme – et parce que Maldini est davantage un milieu offensif classique pouvant également être utilisé comme faux numéro 9, comme le fait Sarri à la Lazio, mais qui ne pourrait pas s’étirer sur les ailes. Et de toute façon, pour un éventuel poste de milieu offensif, la priorité reviendrait à Raspadori, qui a déjà bien interprété ce rôle en équipe nationale, même si le joueur de l’Atalanta vient tout juste de revenir de blessure et n’a peut-être pas encore les 90 minutes dans les jambes.
LES DOUTES—  Certains auraient préféré l’intégration de Bernardeschi et Zaniolo, qui réalisent de bonnes performances en championnat. Étant donné que nous ne parlons pas de titulaires, les seuls à avoir leur place assurée parmi les joueurs incertains étant Bastoni et Mancini, il ne faut pas oublier que Gattuso a constitué un groupe comprenant les mêmes joueurs que lors des « stages » improvisés au déjeuner et au dîner : un groupe au sein duquel il peut choisir en fonction de caractéristiques techniques, tactiques, mais aussi humaines. Son groupe. Berna est en grande forme et pourrait même prétendre à une place dans l’équipe, s’il continue ainsi, si l’horizon azzurro s’étend au-delà des barrages. Pour Zaniolo, le discours est un peu différent : Gattuso ne le voit pas comme ailier (comme autrefois), mais comme deuxième attaquant central, un poste déjà très occupé par Retegui, Kean, Esposito et Scamacca. Si le joueur de l’Atalanta devait se retirer, cela ouvrirait peut-être une place dans laquelle Piccoli (pour son physique) et Maldini (pour des raisons opposées) pourraient s’insérer. En théorie, Zaniolo entrerait également en lice, mais on a l’impression que la question n’est pas seulement technique et que le sélectionneur ne souhaite pas perturber l’équilibre du groupe, déjà ébranlé lors des cycles précédents, notamment à cause de l’« ancien » Zaniolo, dont on jure pourtant aujourd’hui, à Udine, qu’il est devenu un autre homme.

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