Les Allemands sont ordonnés et compacts. En deuxième mi-temps, Knauff effraie Milinkovic, puis Anguissa et Hojlund ont une occasion en fin de match. Les Tricolori sont à 4 points à mi-parcours du championnat

Naples ne sait plus marquer au Maradona. Contre l’Eintracht, le match se termine comme contre Côme, sur un score de 0-0, avec seulement deux tirs au but et beaucoup de regrets. Tous exprimés par les grognements les plus forts du match sur l’occasion de Hojlund à la dernière seconde : un retourné à la 95e minute qui aurait pu changer la soirée et l’avenir, mais l’espoir s’est éteint entre les gants de Zetterer. Le club compte désormais 4 points au classement de la Ligue des champions, trop peu pour se permettre d’autres faux pas. Surtout à domicile.

BEAUCOUP DE NAPLES, ZÉRO BUT – La première mi-temps au Maradona est toutefois entièrement bleue. L’Eintracht se montre après 3 minutes avec Bahoya et son tir à ras de terre est bloqué par Milinkovic, puis le solo napolitain commence. Même s’il n’y a pas de but. Après les 15 premières minutes, Naples a effectué 152 passes, contre 46 pour ses adversaires ; après 20 minutes, la possession de balle est de 71 % pour Conte. Toppmoller, qui s’appelle Dino en l’honneur de Zoff, se défend bien. Et son Eintracht est bien organisé, même si le premier danger est annulé par Anguissa et McTominay qui se gênent mutuellement à deux pas du but, et la défense allemande n’est certainement pas impénétrable. Surtout à droite. Bref, une grande responsabilité pour Gutierrez et Elmas – qui jouent ensemble pour la première fois sur le côté gauche – et le numéro 20 de Conte s’en charge, tout comme les applaudissements après les deux premières occasions qui se présentent à lui. Tout cela en l’espace de quelques minutes. Il tire d’abord de l’extérieur, mais le ballon heurte McTominay et finit trop haut, puis il récupère le ballon à la limite du hors-jeu, entre dans la surface, tire et met Zetterer en difficulté. Le couloir rapide est celui de gauche et lorsque Naples ne l’utilise pas, il a beaucoup plus de mal à monter. De l’autre côté, le duel entre les numéros 21 met Politano à rude épreuve : Brown n’est pas un adversaire facile. Les imprécisions de Di Lorenzo font le reste. À l’approche de la demi-heure, le rythme ralentit, mais Conte ne prend aucun risque et Milinkovic reste spectateur. Les deux ténors du milieu de terrain réussissent leur examen d’allemand : Anguissa, lorsqu’il avance, fait valoir sa puissance physique et c’est lui qui tente régulièrement d’ouvrir la porte droite, initialement blindée. Lobotka gère le reste ; et si le Camerounais se met en avant lorsqu’il s’agit de protéger le ballon et de trouver une bonne idée pour avancer, on s’appuie plutôt sur le second pour mettre de l’ordre et réfléchir au ballon au sol. Zambo ne renonce pas à surfer sur la ligne des défenseurs de l’Eintracht et une bonne passe de Di Lorenzo le trouve prêt pour un centre sur lequel Hojlund, trop timide, ne parvient toutefois pas à se jeter. À la 40e minute, il tente également un tir depuis l’extérieur de la surface, mais le ballon passe très haut. À la 45e minute, McTominay, incompréhensible, rate complètement son ouverture vers la gauche, s’énerve contre lui-même, quelques coéquipiers écartent les bras et Conte se tourne vers son banc pour une rapide consultation. Peut-être aussi pour un peu de réconfort. Il manque toujours quelque chose à son équipe de Naples dans les derniers mètres et la première mi-temps, bien que les Azzurri aient eu le ballon pendant près de deux fois plus de temps, se termine avec un seul tir au but (celui d’Elmas).

ILLUSION HOJLUND ET UN AUTRE 0-0 – En deuxième mi-temps, Naples revient sur le terrain moins dominant, tandis que l’Eintracht joue avec le chronomètre et que Maradona le pique. Mais les Allemands ne se contentent plus de regarder comme au début : à la 52e minute, Chaibi tente un tir à la première intention, mais le tir manque de conviction et se transforme en fait en passe à Milinkovic. Le premier corner du match pour les hôtes arrive à la 56e minute, mais ne donne rien. Naples est trop réfléchi et pas assez dans l’action, mais à chaque passe en retrait, même le Maradona commence à murmurer. À la 64e minute, les premiers changements : Knauff remplace Bahoya d’un côté, Neres remplace Politano de l’autre. L’impasse devant se poursuit jusqu’à une incursion de McTominay (à la 68e minute) qui frôle le poteau droit de Toppmoller. Un autre corner (le quatrième), mais l’action qui débloquera le match ne vient jamais du drapeau. Les changements apporteront-ils le déclic décisif ? Knauff tente sa chance et met rapidement Milinkovic Savic à l’épreuve. C’est son troisième arrêt de la soirée ; Zetterer en est resté à un. À la 74e minute, Lang remplace Lobotka et c’est justement le Néerlandais qui trouve McTominay qui, à son tour, inspire Anguissa : l’ouverture est bonne, mais la conclusion du milieu de terrain ne l’est pas. Tout est à refaire. La contre-attaque décisive peut arriver à la 83e minute avec les mêmes protagonistes : cette fois, c’est Anguissa qui sert McTominay, mais le tir du numéro 8 est trop haut. Naples baisse de régime, les imprécisions se multiplient. Lang crée une autre occasion à la 89e minute avec un bon centre pour Anguissa, mais celui-ci est bloqué. Une protestation s’élève pour un supposé toucher de la main dans la surface, mais l’arbitre fait signe de continuer. Pour le peu qui reste… Hojlund, à la 95e minute, ne fait qu’illusion : son tir – le deuxième seulement de la soirée – à deux pas du but est bloqué par Zetterer. Ainsi, la quatrième journée de Ligue des champions se termine pour Naples, qui laisse filer deux autres points et se retrouve à la traîne dans le classement européen qui, désormais, ne tolérera plus aucun faux pas. Du moins pour ceux qui veulent atteindre les huitièmes de finale.

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