Le légendaire ailier gauche de Forest s’est éteint le jour de Noël à l’âge de 72 ans. Il a marqué de son empreinte les finales des deux plus grandes compétitions européennes remportées par le club : une passe décisive en 1979, le but décisif en 1980
Le mythique entraîneur Brian Clough l’avait qualifié de « Picasso de notre jeu ». Le football britannique fait aujourd’hui ses adieux à l’un de ses grands champions, John Robertson, décédé à l’âge de 72 ans. Légende de Nottingham Forest (il y a dix ans, les supporters l’ont élu joueur le plus aimé de l’histoire du club), il a également marqué l’histoire sous le maillot de Derby County et de son équipe nationale, l’Écosse.
Avec Nottingham Forest, l’ailier de Glasgow a remporté sept trophées, dont deux Coupes d’Europe : celle de 1979, où il a fait la passe décisive à Trevor Francis lors de la victoire contre Malmö, et celle de 1980, où il a été décisif en marquant le but contre Hambourg. Avec l’Écosse (28 sélections et 8 buts), il a marqué le but de la victoire lors du célèbre match contre l’Angleterre en 1981. John McGovern, capitaine de cette équipe de Forest, a un jour fait une comparaison importante à son sujet : « Robertson est comme Giggs, sauf qu’il n’avait pas seulement un bon pied gauche, mais les deux pieds ».

Sa carrière — Après une carrière de 16 saisons, 599 matchs et 99 buts, il est devenu en 1990 l’entraîneur adjoint de son ancien coéquipier Martin O’Neill, qu’il a suivi pendant près de 20 ans sur les bancs de Wycombe, Norwich City, Leicester City (avec la victoire du premier trophée de l’histoire du club), du Celtic (qui a atteint la finale de la Coupe UEFA contre le Porto d’un jeune Mourinho) et d’Aston Villa.
Le souvenir — Le souvenir émouvant de Nottingham sur ses réseaux sociaux, qui rend hommage à « un grand de notre club et double vainqueur de la Coupe des champions » : « Le talent inégalé de John, poursuit le club, son humilité et son dévouement inébranlable à Nottingham Forest ne seront jamais oubliés. Nos pensées vont à la famille de John, à ses amis et à tous ceux qui l’aimaient ».