Le carton rouge infligé à Di Lorenzo après 21 minutes oblige Conte à redessiner le Napoli anti-City en sacrifiant le grand ancien pour Olivera. Il accepte la décision, salue le public et sort

Il sort. Il jette un regard au public qui l’applaudit, et il lui rend son salut. Puis il s’assoit sur le banc après avoir tapé dans la main de ses coéquipiers qui l’accueillent. Peut-être qu’au fond de lui, il ne partage pas la décision de l’entraîneur. Mais il l’accepte. Comme seuls les joueurs de haut niveau savent le faire. Parce qu’il comprend la situation. Le match du grand ancien, Kevin De Bruyne, 34 ans, à l’Etihad, qui l’a vu protagoniste et vainqueur (6 championnats et une Ligue des champions, entre autres…) pendant plus de dix ans sous le maillot de Manchester City, dure à peine 25 minutes. Quelques touches pour montrer que Naples est déjà sienne. Puis, à la 21e minute, le carton rouge infligé au capitaine Giovanni Di Lorenzo pour une faute sur Erling Haaland, lancé vers le but, échappée à l’arbitre mais pas au VAR, laisse Naples à dix. Et oblige Antonio Conte à sacrifier l’un des Fab Four du milieu de terrain pour faire entrer un défenseur, Mathías Olivera.
Politano reste sur le terrain, il est le nouveau capitaine. Anguissa reste sur le terrain, son athlétisme au milieu est fondamental. McTominay reste sur le terrain : sa mobilité et sa capacité à s’insérer dans l’attaque sont essentielles. Le choix du technicien azzurro se porte donc sur De Bruyne, le plus sacrifiable – d’un point de vue tactique – des quatre, qui aurait toutefois pu s’attendre à être applaudi par son ancien public à la fin du match. Ça arrive.

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