L’équipe de Chivu encaisse trop souvent des buts dans les 15 dernières minutes, ce qui confirme qu’il lui faut retrouver sa solidité. Et le gardien semble rarement en confiance
La fissure est aux couleurs des Nerazzurri et s’élargit rapidement, de plus en plus vite. L’Inter quitte le Franchi avec un maigre petit point, obtenu de justesse, fruit d’un match où l’équipe de Chivu a pris de gros risques : le tir du gauche d’Harrison qui frôle le poteau, le tir du droit de Kean à un pas et demi, la tête de Gudmundsson qui passe à deux doigts du poteau et le but facile de Ndour à 13 minutes de la fin. Le but qui a permis à Vanoli de revenir au score dans un match où il aurait même mérité de l’emporter.
À noter : l’Inter a encaissé neuf de ses 24 buts en championnat dans les 15 dernières minutes. Le dernier est survenu à Florence, le deuxième d’affilée après celui concédé contre l’Atalanta (82e). La preuve d’une solidité à retrouver, surtout en fin de match. Contre la Viola, Chivu – suspendu et dans les tribunes – a modifié son dispositif défensif à la fin de la première mi-temps, bouleversant à la fois les marquages et la construction du jeu. Au cours des 45 premières minutes, l’Inter a joué avec Akanji au centre, Bisseck à droite et Carlos Augusto à gauche. Sans succès : le Suisse a eu du mal à contenir Kean – qui s’est échappé à deux reprises –, tandis que le Brésilien a reçu un carton jaune à une minute de la fin de la première mi-temps (déjà averti, il manquera le match Inter-Rome). Chivu a suivi le match depuis une loge dans les tribunes. Après avoir constaté les difficultés d’Akanji face à Kean, il a pris la décision de modifier le dispositif : Acerbi, qui n’avait plus joué en championnat depuis le 17 janvier, est entré en jeu à la place de Carlos. L’Italien a été chargé de marquer Kean, tandis qu’Akanji a été replacé à droite et Bisseck à gauche. L’Allemand a été le meilleur de la défense. Il s’est régulièrement projeté vers l’avant – on saluera notamment une passe en profondeur pour Dumfries sur la droite après une percée de vingt mètres – et a également bien défendu. Il a été la seule lueur d’espoir d’une défense en quête de solidité.
encore des erreurs— La question se pose : Sommer aurait-il pu faire mieux sur ce but ? La réponse penche vers le oui, peut-être, car le tir de Gudmundsson n’était pas imparable et Ndour attendait le rebond tel un faucon. Le reste est dans les chiffres : l’Inter n’a pas gagné depuis trois matchs en Serie A (quatre si l’on compte la Coupe d’Italie). Elle a enchaîné trois nuls et une défaite. Elle a encaissé trois buts et n’en a marqué que deux. L’absence de Lautaro pèse lourd. À la reprise, le jour de Pâques, la Roma se rendra à San Siro. Le sort du titre passera par ce match et par celui de Naples-Milan, prévu le lundi de Pâques. Chivu dispose de deux semaines pour colmater la brèche.