Le 10 janvier à Séoul, l’Italien et l’Espagnol s’affronteront lors d’un match d’exhibition doté d’un prix d’un million. Puis, avant l’Open d’Australie, une autre pluie d’euros sera en jeu au One Shot Slam
Des fleurs blanches pour lui. À son arrivée en Corée, où il fera samedi à Séoul ses débuts de la saison lors d’un match de démonstration contre Alcaraz avant de s’envoler pour Melbourne afin de défendre son double titre à l’Open d’Australie, Sinner a été accueilli comme un empereur. Une foule en liesse l’attendait donc à la porte d’embarquement, à la recherche de selfies et d’autographes, ainsi qu’un bouquet de fleurs de rigueur. Après s’être acclimaté, rendez-vous à huit heures du matin après-demain, lorsque Jannik et Carlitos se retrouveront face à face 55 jours après la finale des ATP Finals, remportée en deux sets par la « Volpe Rossa ».
Ce sera un duel dépourvu du pathos de la compétition – même si qualifier d’amical n’importe quelle confrontation sur le court entre les deux dioscures du tennis actuel ne rend pas justice à leur volonté de toujours se surpasser, quoi qu’il arrive –, mais il sera disséqué par les deux joueurs avec la plus grande attention. En attendant, compte tenu de la valeur de l’adversaire et de la saveur de la rivalité, les indications techniques donneront une première réponse sur la qualité du travail hivernal à une semaine du début (le 18 janvier) du premier Grand Chelem de la saison. Et puis, cela ne fait aucun doute, ce match sera marqué par la curiosité suscitée par la première sortie d’Alcaraz sans son mentor Ferrero, après leur séparation soudaine et très médiatisée le mois dernier : comment le numéro un mondial va-t-il réagir à cette nouvelle donne, qui ne prévoit plus à ses côtés l’homme capable de l’accompagner triomphalement dans son parcours, de l’enfance au statut de champion ? En attendant que l’avenir démêle les questions en suspens, Jannik comme Carlos pourraient tout de même s’assurer un mois de janvier de multimillionnaires, s’affirmant une fois de plus comme les rois incontestés des gains sur le circuit, du moins au cours des trois dernières saisons. En attendant, selon des rumeurs non confirmées mais très fiables, pour le tournoi en Corée (pour lequel les derniers billets disponibles ont grimpé à plus de trois mille euros), les cachets s’élèveraient à environ deux millions d’euros chacun, certes loin des 5 millions et demi que Sinner s’était assurés en octobre en remportant le Six Kings Slam en Arabie, toujours face à son rival de toujours, mais tout de même un montant digne d’un tournoi du Grand Chelem. Il suffit de penser que celui qui remportera le trophée de l’Open d’Australie empochera 2 400 000 euros, soit 300 000 de plus qu’il y a un an, car même le premier tournoi du Grand Chelem de 2026 a suivi la tendance à la hausse désormais imparable en augmentant de 16 % la cagnotte par rapport à la dernière édition. Le calcul est donc vite fait : en l’espace de trois semaines, si l’un des deux s’imposait en Australie (la finale est prévue le 1er février), il ferait grossir son compte en banque de plus de quatre millions.
combien Sinner peut-il gagner entre Séoul et Melbourne— Et ce n’est pas tout : entre Séoul et Melbourne, les deux joueurs disputeront le 14 janvier le One Shot Slam, l’un des événements figurant au programme de préparation à l’Open, où chaque match se décidera sur un seul point, le premier : le vainqueur (tableau à 32) remportera 570 000 euros. En somme, un mois de janvier (avec une partie du premier jour de février) qui pourrait rapporter cinq millions d’euros, une autre mine d’or potentielle pour ce duo qui vaut déjà son pesant d’or : en 2025, le total de toutes leurs sources de revenus s’élèvera à 66 millions pour Sinner et à 64 pour Alcaraz. « Sincaraz » est donc une entreprise qui réalise un chiffre d’affaires d’environ 130 millions par an. Le produit intérieur brut du talent.