Le technicien bianconero à la veille du match contre la Lazio : « C’est formidable de penser qu’il restera dans l’équipe le plus longtemps possible. Kelly et Conceiçao sont à évaluer. »

« Mon renouvellement après celui de Yilidz ? Si je parviens à le mériter comme Kenan, cela deviendra peut-être possible. Je parle souvent au téléphone avec Elkann, je le sens très proche et impliqué : avec lui à nos côtés, nous nous sentons très forts ». Luciano Spalletti se réjouit de la prolongation jusqu’en 2030 de son numéro dix, mais reste discret sur son contrat (« Je suis en fin de contrat, mais il y a des matchs à jouer qui peuvent faire changer d’avis tout le monde et pour l’instant, je me concentre sur ceux-là »). Il précise toutefois une chose sur l’avenir : « L’une des meilleures qualités d’un entraîneur est de faire acheter des joueurs. Il faut des joueurs forts, avec de la personnalité et de haut niveau. Des gens de la Juve, avec des objectifs importants. Le technicien peut s’engager, mais c’est lui qui détermine qui est sur le terrain. Si je devais être l’entraîneur l’année prochaine, nous travaillerions avec le club pour faire des choses importantes, pas des investissements inutiles ». Yildiz, comme l’a souligné le directeur général Damien Comolli, n’est que la première pièce d’un projet ambitieux : « Le maintien de Kenan, poursuit l’entraîneur bianconero, est un bon signe pour toute la Juventus. Yildiz est un leader de 20 ans qui transmet sa force à l’équipe : les champions font briller et influencent le collectif. Kenan a cette accélération et ce un contre un fulgurant qui vous donnent de grands avantages pour créer immédiatement ce qui est important. C’est un jeune homme propre et solaire : il plaisante avec tout le monde. Savoir être avec les gens et les comprendre est une qualité très importante. »

Yildiz renouvelle son contrat et revient surtout sur le devant de la scène après la fatigue de Parme et le banc de Bergame, qui a coûté l’élimination en quarts de finale de la Coupe d’Italie : « Yildiz est disponible pour le match de demain contre la Lazio, Conceicao, nous verrons. Boga et Holm ? Ils sont forts et peuvent nous aider. Jeremie peut commencer à gauche, mais aussi occuper d’autres postes : il dribble et a du toucher de balle, il a montré sa personnalité à Bergame. Je connais Holm depuis plus longtemps car ma femme est originaire de La Spezia et je l’ai souvent suivi quand il était là-bas. » Kelly est également incertain : « Je déciderai demain. C’est un défenseur très fort, qui n’exploite pas encore toutes ses qualités : par exemple, il a un tir du gauche qui pourrait même battre les coups francs ». De la défense à l’attaque fluide, toujours sur les épaules de Joanthan David et du joker Weston McKennie. « Autrefois, l’avant-centre était le terminal, maintenant c’est le point de départ. L’attaquant ouvre des espaces pour les insertions, comme celles que nous exploitons avec McKennie. Ensuite, bien sûr, le numéro neuf dans la moitié de terrain adverse doit aussi savoir conclure. Conceicao, en revanche, doit progresser et apprendre à distinguer le ballon qui peut changer le cours d’un match : le ballon obéit d’abord à l’idée qu’au pied. L’instinct ne peut pas toujours vous donner la bonne solution ».

ATTENTION À SARRI—  Spalletti, après l’élimination de la Coupe d’Italie et en vue du derby d’Italie de la semaine prochaine, ne veut pas de blagues contre la Lazio. « Nous jouons contre l’avenir à chaque fois, nous ne devons pas nous laisser influencer par ce qui nous attend. Nous devons avoir une mentalité forte, qui ne se brise pas ». L’ancien sélectionneur ne fait pas confiance à Maurizio Sarri, le dernier entraîneur à avoir remporté le championnat avec la Juventus : « Si vous laissez le ballon à la Lazio de Sarri, ils développent plus de choses. Il y a des matchs qui vous font vous sentir un peu incomplet, mais nous essayons toujours d’avoir plus le ballon. Attention à la Lazio de Maurizio, elle est plus forte que son classement actuel ». Spalletti conclut par une boutade sur le débat entre les joueurs axés sur le jeu et ceux axés sur les résultats : « Entre les joueurs axés sur le jeu et ceux axés sur les résultats, il y a ceux qui savent trouver le juste équilibre… De mon point de vue, plus vous gardez le ballon, plus vous faites pencher la balance en votre faveur, mais il faut évaluer chaque situation au cas par cas, il n’y a pas qu’une seule façon de jouer ».

Leave a Reply