Les Blues ont décidé de remplacer Maresca par l’entraîneur du club français, qui appartient au même propriétaire que le club anglais. Aux protestations des ultras, déjà exprimées ces derniers mois, s’ajoute désormais celles de L’Équipe

Il est déjà arrivé à Londres, avec ses adjoints. C’est à Liam Rosenior de prendre les rênes de Chelsea, en tant que successeur d’Enzo Maresca. Une solution qui pose toutefois un problème à Strasbourg, qui se retrouve sans entraîneur. Ce sont les diktats de la multipropriété, contestée à l’automne par les supporters du club alsacien, mais désormais critiquée ouvertement par L’Équipe, qui parle de dérive et d’illusion. Car Strasbourg se retrouve à mi-saison sans entraîneur, malgré son bon parcours en Ligue 1 et sa première place en Ligue Europa Conférence.
Mais Strasbourg ne pouvait certainement pas s’y opposer, étant contrôlé par BlueCo, le fonds américain propriétaire de Chelsea. Et les Blues ont naturellement la priorité sur les clubs satellites, comme celui de France. Un rôle subalterne vivement contesté ces derniers mois par les ultras, qui avaient décidé de boycotter les tribunes pour protester contre le risque de perte d’identité. La protestation n’avait pas été comprise sur le moment, car Strasbourg sortait d’un mercato estival explosif, où il avait dépensé plus que tous les autres, entre les nouvelles recrues à la Panichelli et les rachats divers. Même plus que le PSG. Et sur le terrain, l’équipe de Rosenior marquait des points et offrait un spectacle. Il était donc difficile de suivre la théorie des ultras, inquiets de se retrouver avec une équipe de jeunes mercenaires, destinés à aller grossir les rangs de Chelsea, comme le Néerlandais Emegha, en juin.

illusion—  Les bons résultats avaient ensuite permis de recoller les morceaux, mais le licenciement de Maresca et la décision de confier les Blues à Rosenior ont fait réagir L’Équipe : « Ils avaient raison depuis le début ». Strasbourg, souligne le quotidien sportif, est devenu « un rouage interchangeable d’une multinationale qui se moque de l’identité ». D’autant plus que Rosenior « était le seul à incarner la stabilité ». Une illusion, donc. Strasbourg recherche un entraîneur capable de reprendre le projet en main, mais aussi de relancer l’équipe, certes en tête de la Ligue Europa Conférence, mais qui a chuté à la septième place du championnat et n’a plus gagné depuis le 9 novembre.

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