L’Ukrainien marque sur penalty, le milieu de terrain bianconero égalise, mais c’est l’ailier anglais qui décide du sort du match en fin de partie
Ces matchs sont marqués, dangereux, piégés. L’Udinese tombe lourdement et le Genoa de Daniele De Rossi remporte sa deuxième victoire consécutive, avec un cinquième résultat utile d’affilée. L’entraîneur romain, qui a remplacé Patrick Vieira, est invaincu. Chanceux, certes, mais cynique, concret et efficace, son Genoa grimpe à 14 points, s’éloignant pour l’instant des ennuis et de la zone rouge. Le précieux 1-2 est offert par l’homme le plus convoité pour le prochain mercato, l’Anglais Norton Cuffy, le seul, comme l’a dit son entraîneur, à avoir un physique et une structure similaires à ceux des colosses bianconeri de l’Udinese qui, cependant, à force de semer la confusion et souvent bloqués par les espaces bien fermés par les rossoblù, finissent par perdre un match qu’ils auraient dû gagner en raison d’une supériorité individuelle évidente, mais pas pleinement démontrée. L’Udinese a rattrapé son retard grâce au premier but de Piotrowski sur penalty en première mi-temps, suite à plusieurs erreurs de trois joueurs, puis, dans la confusion de la recherche de la victoire, a perdu. Et les entraîneurs, Kosta Runjaic étant suspendu et son adjoint polonais Przemyslaw Malecki étant sur le banc, ont fait leur part. Les changements n’ont pas semblé judicieux et les imprudences individuelles en Serie A se paient cher. PREMIÈRE MI-TEMPS Les deux équipes ont les mêmes formations en 3-5-2. Mais De Rossi doit enregistrer deux absences importantes : celle du défenseur central Ostigard, l’un des hommes les plus en forme, et celle de l’indispensable Frendrup, bloqué par une gêne musculaire. C’est donc le géant danois Otoa, 21 ans, qui occupe le centre de la défense, avec une seule apparition à son actif jusqu’à présent, puis Masini qui se place au milieu. L’Udinese joue à domicile et pousse davantage, De Rossi est plus fermé, avec Thorsby qui suit souvent Zaniolo à la trace. À la 6e minute, Karlstrom, sur un coup franc depuis le milieu de terrain, oblige Leali à utiliser ses poings. À la 10e minute, les Bianconeri marquent avec Davis, mais il est hors-jeu. À la 14e minute, ils perdent Zemura, qui s’est blessé lors d’un tacle précédent. Rui Modesto entre en jeu et s’adapte à gauche. Le match manque d’inspiration, seul Zanoli tente quelques centres et quelques actions. Zaniolo est surveillé de près. À la 38e minute, cependant, le tournant : Ekkelenkamp fait une passe haute et imprudente à Solet, distrait. Colombo s’échappe et Okoye, en retard, commet une faute. Maresca accorde un penalty indiscutable que Malinovskyi transforme. Gênes prend l’avantage. L’Udinese prend le contrôle du terrain, mais la seule occasion importante est un tir de 30 mètres de Modesto que Leali repousse en corner.
REPRISE Pas de surprise dans les vestiaires. Mais une autre surprise vient de l’Udinese qui, avec Rui Modesto, commet une nouvelle erreur de sortie. Le ballon arrive à Vitinha, mais cette fois-ci, Okoye se surpasse. À partir de là, l’équipe locale se réveille et tente d’accélérer pour trouver l’égalisation. C’est un match à sens unique. Gênes ne peut que tenter quelques contre-attaques et l’Udinese tente de briser le mur. Elle y parvient à la 20e minute lorsque Solet ouvre pour Modesto, qui centre et trouve Piotrowski qui marque son premier but en Serie A. Gênes ne se montre que 4 minutes plus tard, lorsque Okoye parvient à se sauver du danger Colombo avec sa grande main. Les remplacements commencent, à partir des attaquants. Buksa remplace Davis, Ekuban, Ekhator et Junior Messias font leur entrée chez les Rossoblù. Zaniolo reste pour la première fois sur le terrain pendant tout le match, mais il est toujours bloqué et doublé par le sentinelle Thorsby. Une énième erreur, cette fois de position, d’Ehizibue (pourquoi est-il entré à la place de Zanoli ?) offre une contre-attaque au Genoa à la 35e minute, qui cette fois-ci s’avère fatale et mortelle. Messias et Ekuban font une passe et une assistance pour Norton Cuffy, qui est libre de marquer et de rêver. Les 5 minutes de temps additionnel n’apportent rien, si ce n’est un tir de Lovric repoussé par l’excellent Leali.