À partir de mercredi, la chambre mortuaire sera installée dans « le plus beau stade du monde ». Nicola plaisantait sur ses funérailles, les imaginant avec « My Way » accompagnant le cercueil… « Dommage de ne pas savoir qui viendra ».
« S’il pleut, on repousse ». Une phrase (qui est aussi le titre de sa biographie) qui a toujours accompagné la vie de Nicola Pietrangeli, une touche d’ironie issue d’une carrière marquée par de nombreux succès (deux Roland Garros et deux victoires aux Internazionali, entre autres) et d’une approche du tennis accompagnée d’un grand talent naturel. Il faisait référence aux entraînements et aux matchs, mais il l’utilisait aussi avec humour pour parler de ses funérailles. Ce qui, avec un brin de sérieux, suggérait de les célébrer d’une manière particulière.
sur son terrain— La première condition que Nicola tenait à souligner était le lieu : le stade Nicola Pietrangeli du Foro Italico, considéré par beaucoup comme le plus beau terrain de tennis du monde, qui porte son nom. Il l’a dit en 2023, à l’âge de 90 ans. Et en effet, la chambre funéraire sera installée sur le Pietrangeli, le mercredi 3 décembre de 9 h à 14 h, avant la cérémonie funéraire proprement dite, qui aura lieu à 15 h dans l’église Santa Maria della Gran Madre di Dio di Ponte Milvio. « Dans mille ans, quand ce sera le moment, je choisis mon court d’abord parce qu’il y a un parking, ensuite parce qu’il y a trois mille places assises », réfléchissait Nicola en 2023. Il imaginait même une version peut-être un peu cinématographique : « S’il pleuvait, nous pourrions reporter la cérémonie et placer le cercueil dans le passage souterrain. Je n’ai pas encore décidé de la musique, même si « My way » à la sortie ne serait pas mal ».
un seul « regret »— Ces mots définissent déjà le personnage sans filtre que Nicola Pietrangeli a toujours été, depuis ses jours sur le terrain jusqu’aux dernières années de sa vie. Avec ses contradictions, certes, mais laissant un héritage énorme. D’ailleurs, il est le seul joueur de tennis italien à pouvoir se vanter d’être présent au Hall of Fame du tennis, à Newport. Et, lorsqu’il imaginait ses funérailles, il terminait par un seul regret lié à son absence : « Je regrette de ne pas pouvoir y assister, pour voir qui vient et qui ne vient pas… ».